‹ Du zonaChapitre 8 sur 33 · ND · texte numérisé non relu

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a eu lieu même sur le siège du premier zona. Landouzy, se faisant le défenseur ardent de la non-récidivité, va encore plus loin : il sépare avec netteté le zoster, maladie générale qui ne récidive jamais, des éruptions zostériformes, symptomatiques d’aflections diverses et pouvant fort bien se reproduire. Nous reviendrons plus tard longuement sur cette affirmation : nous ne voulons à cette place que citer Landouzy; car il nous a paru impossible de parler de la non-récidivité du zona sans mettre en vedette le nom de l’éminent professeur.

Quant à l’unilatéralité de l'herpès zoster, on en connaît un certain nombre d’exceptions. L'observation, citée plus haut, de Behrend, en constitue un cas. Kaposi a vu des zosters doubles et symétriques, facial, cervico-brachial, sacro-fémoral et ischiatique ; Robertson, un cas ophtalmique double ; Franck, Charcot, Balmano Squire, des cas de zonas thoraciques doubles. J. Magee-Finny cite l'observation d’un zona bilatéral du cou chez une femme de quarante ans ; Elliott, celle d’un zona bilatéral à rechutes ; Fox, celle d’un double zona lombaire.

. Comme on peut en juger d’après cette énumération à peu près complète, les cas en sont très rares et on les compte.

Ce qui est encore plus exceptionnel, c’est de voir des zonas doubles non symétriques: Fabre a vu, chez une dame de soixante-seize ans, deux zonas simultanés, l’un thoracique droit, l’autre à la cuisse sur le trajet du sciatique; Stabell, chez une fille de dix-huit ans, un zoster thoracique gauche et un zona lombo-abdominal droit. Il nous a été impossible d'en découvrir d’autres observations.

LOCALISATION. — Malgré l'opinion de Pfeifter, qui, se fon-

. dant sur l’analyse de 117 cas, avait pensé que l'éruption de

zona suit les artères aussi bien que les nerfs; malgré les efforts du docteur Wasilewski (d’'Tena), pour la faire prévaloir, la relation exacte de l'éruption avec le trajet des filets nerveux

LS DANS est un fait qui paraît aujourd’hui au-dessus de toute contes-

tation sérieuse.

Bärensprung à admirablement schématisé les différents systèmes régionaux et il en a fourni une méthodique nomen-

clature. La circonscription d’un nerf étant connue, on peut

indiquer les points où se montrera l’éruption, les lieux de prédilection où viendront se grouper les vésicules; mais il sera nécessaire de tenir compte des inoculations fréquentes entre ramifications de nerfs voisins :

4° Si nous procédons par ordre de fréquence, nous rappellerons, en manière d’énoncé simple, le zona le plus souvent observé, le zona intercostal ou zona pectoral de Bärensprung. Ici la névralgie prodromique fait rarement défaut, de même qu'on signale presque toujours la fièvre et les troubles gastriques. L’éruption consiste en plaques érythémateuses plus ou moins nombreuses siégeant le long des nerfs intercostaux, en demi-ceinture par conséquent, et se montrant surtout aux points d’émergence de ces nerfs. Sur ces plaques se développeront des vésicules dont l’évolution à été indiquée à la symptomatologie.

On voit assez fréquemment, à cause des rameaux anastomotiques du bras, le zona des branches intercostales supérieures donner lieu à des plaques siégeant sur l'épaule et sur le bras lui-même ; nous voyons de même le zoster des branches inférieures s'étendre sur les régions abdominale et lombaire.

Les anciens auteurs ont longuement discuté sur la plus grande fréquence du zona sur un des côtés du thorax. Les statistiques sont contradictoires, sous ce rapport, et on conslaté en résumé que le zona pectoral est à peu près également fréquent des deux côtés.

Le zoster pectoral se présente quelquefois sous la forme d’une véritable ceinture complète. Balmano Squire en cite un

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