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cas typique: il y avait une ligne horizontale, circulaire, partant de la 7° vertèbre dorsale. Moins exceptionnellement les auteurs ont signalé deux demi-ceintures, à hauteurs inégales. Erasmus Wilson dit avoir vu cinq lignes de zona parallèles, depuis la clavicule jusqu’à larcade crurale. Nous devons ajouter que le zona thoracique devient assez souvent hémorragique, et par suite ulcéreux.
2° Le zoster lumbo-abdominalis fait suite au précédent, et ce qui à été dit de l’un s’applique à l’autre. Son territoire va du rachis à la ligne blanche.
3° Le zoster lumbo-inguinalis s'étend d’une part au mont de Vénus et aux organes génitaux externes, descend d’autre part sur la fesse et le côté externe de la cuisse. Dans un cas relaté par Bärensprung, une femme de vingt-six ans, syphilitique, portait de nombreux groupes sur la région fessière et quelques groupes épars au-dessus de l’épine iliaque antérieure et supérieure. La malade qui fait l’objet de notre observation VIT portait un seul placard sur la région sacro-coccygienne. ;
4 Le zoster lumbo-femoralis a pour département la fesse, la partie supéro-externe de la cuisse, la partie moyenne de l’aine droite, et suit le trajet des 2° 3*et 4 nerfs lombaires, ainsi que le trajet du nerf crural. Bouchut signale le cas d’une fillette de douze ans qui portait trois plaques : une à la fesse, l’autre à la partie supéro-externe de la cuisse, la troisième à la partie moyenne de la région inguinale droite. Fox publie un cas de double zona lombaire. Bärensprung, Descroisilles, Fauque, en ont donné aussi diverses observations intéressanies.
5° Le zoster sacro-ischiatique, sacro-génital, génital, occupe les territoires d’innervation du grand sciatique et du petit sciatique. Peltier a vu un cas de zona franchement génital ; Hanot à remarqué un cas où les groupes vésiculeux étaient
limités à la face postérieure de la cuisse, à la face externe de Ja jambe et au dos du pied. Curschmann a publié une observation de zona restreint à la sphère d'innervation du petit sciatique, suivi d’une production de nodosités douloureuses disposées sur le trajet nerveux. Hardy a observé, après un cas de zona sciatique intense, une paralysie des muscles animés par ce muscle, avec amyotrophie considérable et tenace. Kaposi a noté des faits de zoster limité exactement à une moitié du pénis et du scrotum. Farié rapporte trois cas de zona localisé dans la région périnéo-génitale droite, caractérisé par de vives sensations prémonitoires de douleur et de brûlure avec éruption vésiculeuse; ce zona répondait à la distribution des branches collatérales du plexus sacré. Hugo Davidsohn et Bernhardt relatent un zona du plexus honteux gauche, accompagné de rétention paralytique de l'urine.
6° Le zoster occipito-collaris de Bärensprung a son individualité propre, mais est rare : il est caractérisé par des groupes situés dans le cuir chevelu, sur les régions occipitales (supérieure et inférieure), sur le pavillon de l'oreille et la face postérieure du conduit auditif, enfin au-dessous du menton, en longeant le bord inférieur du maxillaire. Bärensprung en a donné un bel exemple, avec description complète. Eulenburg, Voigt, en ont cité chacun un cas intéressant.
7° Le zoster cervico-subclavicularis peut accompagner le précédent ou se montrer séparément; il dissémine ses groupes de vésicules depuis la nuque, à la limite du cuir chevelu, sur la région latérale du cou, jusqu’à la clavicule et même plus bas. Dans une observation de Berdinel, les vésicules se transformaient en furoncles, et leur agglomération à l’occiput donna naissance à un véritable anthrax.
8’ Le zoster cervico-brachial s'étend sur les régions inner vées par le plexus brachial, qui se distribue à la peau de la nuque, de l'épaule, de tout le membre supérieur. L’éruption,
tantôt se limite à la racine du membre, tantôt s'étend sur les régions antérieure et postérieure du bras, ainsi que l’ont démontré les observations de Bärensprung. Dans un cas relaté par Bulkley, l’éruption occupait l'épaule, la poitrine sur une hauteur de 10 centimètres, la partie postérieure du bras, le côté cubital de lPavant-bras, la face antérieure du poignet, le côté cubital de la dernière phalange du médius et de l’annulaire. Par le fait d’anastomoses avec les nerfs intercostaux et avec le plexus cervical superficiel, on peut voir en même temps des groupes de vésicules sur le thorax, à la nuque, à ’occiput. Stopin, dans sa thèse de Paris, démontre la fréquence relative du zoster cervico-brachial ; il le place directement après le zoster abdominal.
Une schématisation plus complète des localisations de l’herpès zosier est impossible, puisque chaque rameau nerveux peut être atteint pour son compte. Il est cependant une localisation qu’il importe de signaler, d'étudier avec soin, parce que son histoire clinique est de date récente et que son évolution est d’un haut intérêt : nous voulons parler du zona de la V° paire et plus spécialement du zona ophtalmique.
On trouve la relation de quelques-uns de ces cas dans Rayer, Traube, Cazeneuve; mais c’est à Jonathan Hutchinson que revient le mérite d’avoir signalé, en 1886, les altérations anatomiques dont l'œil peut être le siège, dans le décours ou à la suite du zoster. Depuis lors, une série de travaux ont paru sur cette question, et nous citerons en première ligne Bowmann, Hybord, Coppez, Pacton. Et cependant il s’agit d’une affection rare : si Bärensprung en a relevé 5 cas sur 95 cas de zoster, Hebra, à l'hôpital de Vienne, n’en a observé qu’un seul cas sur 95 et en dix ans; Galezowski, en neuf ans, n’en a vu que 19 sur plus de 36,000 affections oculaires..
Laqueur en a recueilli 65 cas, dont 50 observés en Angle-
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Oscar Wyss (de Zurich) rapporte une observation dans laquelle il y a eu mort et examen anatomique ; ses recherches histologiques l’amenèrent à cette conclusion que le zona ophtalmique était dû à une névrite du ganglion de Gasser.
Jean Guérin cite un cas d’ophtalmie sympathique dont l’origine première avait été un zona ophtalmique. E. Schaffer, après avoir rapporté un zoster ophtalmique dans une pneumonie, insiste sur sa nature infectieuse.
M. Leroux fait remarquer, dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, que le zona de la cinquième paire est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme et qu'il a été surtout observé en Angleterre. L'âge a une importance qu’on ne saurait également nier, car la plupart des sujets observés avaient plus de soixante ans.
Nous ne répêterons pas ici ce que nous avons longuement développé à propos de la symptomatologie; nous dirons que dans le zoster ophtalmique, et du trijumeau en général, les malaises et les prodromes font le plus souvent défaut : la fièvre existe, mais elle est assez peu intense pour qu'il soit permis de la négliger. La douleur au contraire existe toujours ; elle revêt un caractère d'acuité et de continuité remarquables. Hyÿbord l’a notée quarante-sept fois. Elle peut précéder l'éruption de quelques heures et quelquefois de quelques semaines. Cette éruption elle-même est constituée par des placards d'une rougeur érysipélateuse, qui dépasse rarement la ligne médiane. Les vésicules se limilent à la branche ophtalmique ou se généralisent, ce qui est rare. D’ordinaire, les points le plus souvent atteints sont le tiers interne du front, la paupière supérieure, le nez et la tempe.
Le description de l’éruption, tantôt en éventail, tantôt en bouquets, ne saurait entrer dans le cadre de notre travail. Les complications, telles que phlyctènes, hémorragies, gangrènes, sont celles de tous les zosters, et nous n’y reviendrons pas.
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L'adénopathie est fréquente : elle a toujours été constatée par Letulle-Blachez.
La muqueuse nasale est assez souvent atteinte : les malades mouchent des croûtelles. M. le professeur Duplay appelle attention sur les épistaxis fréquents observés avant, pendant ou après l'éruption. Hebra, Hybord, Carry, ont cité des cas de zona ophtalmique ; Robertson en a publié un cas remarquable.
Mais la véritable caractéristique de ce zoster spécial est la fréquence des complications oculaires : Pacton les a notées 89 fois sur 126 cas (70 0/0). Ces complications, par ordre de fréquence, sont les conjonctivites, paraissant en même temps que l’éruption, les kérato-conjonctivites avec ou sans chémosis.
Les lésions de la cornée consistent surtout en ulcérations uniques ou multiples, laissant, suivant leur profondeur, des opacités après elles, des leucomes vasculaires, quelquefois une cécité complète par perforation, Cette perforation peut se produire de bonne heure ou très tard, après le zona.
Nys rapporte un cas intéressant : la membrane de Descemet, chez un tuberculeux, était seule le siège de l'éruption zostérienne ; il existait en même temps de l'iritis avec synéchies postérieures totales et de lirido-choroïdite. L'iritis est moins fréquente que lakératite, revêt la forme séreuse et enlame rarement la profondeur de façon à devenir parenchymateuse; elle accompagne ou non la kératite. La pupille est dilatée, irrégulière.
Parmi les complications absolument exceptionnelles, il faut citer l’amblyopie, l’atrophie du nerf optique, le glaucome, etc. Cliniquement la branche ophtalmique de Willis est prise seule el forme un zona à part; mais quelquefois les branches maxillaires supérieure et inférieure sont prises séparément ou ensemble.
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Dans le cas de zona de la branche supérieure, on trouve
un groupe principal de vésicules au niveau du trou sous-orbitaire, un autre sur l’aile du nez, un autre à la lèvre inférieure et un dernier sur la paupière inférieure. Si on y joint des hémi-zunas de l’amygdale et du voile palatin, on aura une idée assez complète de l’herpès zoster de la branche supérieure du trijumeau.
Nous rappellerons qu'Ollivier, en 188%, a soutenu dans l'Union médicale que beaucoup d’angines, dites herpétiques, étaient des zosters de la cinquième paire.
Les troubles trophiques consistent en chute des dents, qui tombent comme celles des ataxiques ou des diabétiques, sans apparence de carie.
Une complication bien plus rare, ce sont les paralysies musculaires dont nous avons déjà parlé : nous rappelons qu'Hybord en a relevé sept cas et qu’elles semblent n'avoir aucune relation avec l'intensité des douleurs, la gravité et le siège de l’éruption, que le plus souvent enfin il s’agit d’une paralysie du moteur oculaire commun. Weiïdner et Bowmann ont vu deux cas de paralysie du moteur oculaire externe : ces paralysies durent en général peu de temps.
La troisième branche ou maxillaire inférieure peut être atteinte seule ou conjointement avec la deuxième. Son territoire occupe la partie antérieure de la conque, la tempe, le conduit auditif externe, la lèvre inférieure et une partie du menton. La langue peut être touchée; elle semble d’abord engourdie, puis apparaissent de vives, d’insupportables douleurs, en même temps que se fait l’éruption. Les vésicules s’ulcèrent avec rapidité : on en a observé sur l'amygdale, sur la face interne des joues. Gellé est un des premiers à signaler un cas de zona de la langue chez une femme atteinte de diathèse arthritique.
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= Si —
Hugenschmidt rapporte un cas de zoster de la bouche et des gencives.
H. Fournier publie dans le Journal des maladies cutanées une note pour servir à l'étude du zona des muqueuses, et il insiste sur l’herpès zoster de la muqueuse buccale.
M. Picot à rapporté le fait très rare d’une jeune fille de dix-sept ans atteinte d’un zoster limité aux branches maxillaires supérieure et inférieure qui se déclare dans la convalescence d’une maladie infectieuse. Des troubles trophiques et parétiques peuvent encore ici se montrer à titre de complications exceptionnelles.
Comme conséquences de ce zona du maxillaire inférieur, Hutchinson, Camus, Deshayes, Kaposi, Remak, ont signalé la raucité du larynx, la perte du goût, la concomitance de tics douloureux.
« Quand les trois branches du trijumeau sont prises, disent MM. Hillairet et Gaucher, c’est surtout au niveau de l’émergence des nerfs que se rencontre l’éruption, et il n'est pas rare d'observer en même temps des groupes vésiculeux sur le voile du palais, et, particulièrement, sur le pilier antérieur, innervés par les nerfs palatins émaciés du ganglion de Meckel. »
Nous sommes dans l'obligation d'indiquer à cette place une question, qui n’est pas sans importance, et qui a été diversement envisagée par les auteurs. Quelle est la valeur de la fièvre herpétique? Les herpes labialis, genitalis ou autres constituent-ils une variété de zona, avec localisation particulière ? Nous nous réservons de répondre quand nous discuterons l’étiologie et la pathogénie : on verra que Landouzy a su trancher définitivement la question.
Cette étude des localisations laisse certes à désirer. Nous aurions voulu exposer longuement les unes après les autres les intéressantes publications qui ont paru à ce sujet; mais
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