IX DUC, EUGÈNE
EUGÈNE
Je m'empresse, monsieur le duc, de me rendre A votre désir.
le duc.
C’est bico, Eugène; mais depuis peu les paroles que j’avais à vous adresser ont bien change, d’affectueuses qu’elles étaient elles vont devenir sévères.
EUGÈNE
J’ignore ce que j’ai pu faire.
LE DUC
Vous aile* le savoir... c’est au nom de l’honneur que je vous interroge, croyez-vous pouvoir toujours répondre A cet appel?
EUGÈNE
Monsieur le duc m’adresse cette question?
LE Dl’C.
Oui, à vous, monsieur... A qui je demande s’il est loyal d’abuser de l’ ascendant que donne l'amitié pour tromper un cœur confiant, et peut-être trop faible... s’il est affreux de manquer au respect que mérite la vieillesse... d’oublier la reconnaissance que l'on doit A son bienfaiteur?
MfiàlMK.
Ab! monsieur, an homme odieux peut seul
manquer A ces devoirs sacrés.
LE DUC
Et celui qui fut victime de sa bonne foi, que vloit-il faire de l'ingcat qui J’ a trompé ?
EUGÈNÇ.
Le bannir de sa présence, lui fermer son cœur A jamais.
LE DUC
Éloignez-vous donc de moi, car vous vçnez de vous condamner vous-même.
’EUGÈNS.
Moi, à ciel?
LE DUC
Vont m'avez trompé , indignement trompé?
EUGÈNE
Arrêtez, monsieur le duc.
LE DUC. , • *
Oserez-vous nier que vous aimiez M 11 * Uervaux,
et qu’elle vous aimait lorsque vous êtes venu l’offrir a ma pensée et me faire entrevoir la possibilité d’obtenir sa main? Repondes; cela n’est- il pas vrai?
EUGÈNE
C’est la vérité •
LE DUC
Et pourtant vous m’aviez assuré le contraire. Pourquoi donc vouloir m'unir A une jeune femme qui devait me bair, puisque vous aviez son cœur? Est-ce donc moi que vous deviez mêler A toutes ces négociations de mariage?... Me faire jouer un rôle presque ridicule... incompatible avec mon Age., mes habitudes... ma position?. .. Voyons, parlez, monsieur, je vous écoule...
EUGÈNE
Monsieur le duc , l’excès de mon respect a pu seul m’cmpôcher d’interrompre des imputations cruelles. J'aurais pu croire que ma vie passée était une garantie de mon honneur, et je regrette d'avoir A me défendre... Oui, j’en conviens, j’aimaiscelie qui doit porter votre nom... mais des obstacles inattendus, insurmontables, se sont élevés entre nous.
LE DVG.
Des obstarh si quels sont-ils?... j’ai droit de les connaître... Eugène, il ne faut pasqu’ü reste un doute dans mon esprit...
I EUGÈNE
Que me demandez-vous?
LE DUC
Al* : Connaisses mieux le grand Engine.
'Quand Von* »ve* tout pouvoir sur mon ame.
Vous ne monlrpi un intérêt menteur,
El Vous >ïbm m’offrir pour femme Coi U- dont vous avec le «ror Dont vous pouvez faire Seal le bon Items !
Si vous ave* perdu U souvenance
J)f ma tendresse et de nfu soins constant ,
Vous misiez dû, monsieur, je pense.
Vous souvenir que j'ai des cheveux blancs !
Eugène, songez-y, j’ai besoin aujourd’hui plus que jamais de vous trouver franc et sincère... Eugène, vous ignorez encore pou rqooi il me faut impérieusement celle preuve de loÿaulé de votre part. En ce moment, il me serait affreux d’avoir A douter de la noblesse de vos sentimens, de la droiture 4c votre cœur... parlez donc, ne me cachez rien... Quelle entrave est venue sc placer entre vous et celle que vous aimiez ? Fiez-vous A toute ma tendresse... A toute ma tendresse, eateedta-eou s; voyons, Eugène, expliquez-vous t EUGÈNE, à parL.
Oh! non, non... tout, excepté ce fatal secret i.. lui qui honorait mon père, lo forcer aujourd’hui A mépriser sa mémoire.
LE DUC
Eh bleu ! vous vous Consultez encore?
teciftt, avec prière.
Monsieur le duc...
le ntic.
Parlerez-vous, Eugène?
EUGÈNE
Monsieur le duc , dussiez-vous m'accabler de toute votre colère, de votre colère qui me déchirerait le cœur... dussiez-vous me repousser à jamais, monsieur le duc, je résisterai à vos instances, je me tairai... je le dois...
LX DUC
Ainsi tu me résistes... tu me désobéis... liens, lis, malheureux, et vois qui tu oses refuser...
11 lui présent» et lui UU«i- entre le* maint une «le» lettre» qu’Eugènr lui avait remues.
eugênb, le suivant.
Monsieur le duc !... »
LE DUC
Lisez...
Il fait un gvsU- impératif ci sort.