SCENE VII
Les Mènes, ALMÊRIC, en costume de bal irissoigné.
ALNÊRIC.
Obère tante, je vous présente mes humbles hommages.
M®* NERVAUX.
Eh quoil ce changement de toilette....
ALNÊRIC.
J’ai senti l’impolitesse de mes bottes à la russe, bien qu’elles fussent de Fitz-Patrick, un Anglais fort distingué dans les cuirs; vous voyez, me voilà danseur au grand complet, prêt à faire honneur à votre soirée par mon amabilité et mes grâces naturelles.
N™* NERVAUX.
C’est presque une amende honorable, (il part.) La présence de M. le duc commence à faire soi» effet.
ALNÊRIC.
En venant, je suis entré un moment chez lamarquise d’Auberive, où j'ai trouvé ma mère faisant un wislh avec le comte de Frumehlhal, un Prussien essentiellement soporifique. J’ai cru devoir la prévenir; elle s’empressera de quitter ce bal, dès qu’elle pourra, pour venir ici vous aider à recevoir dignement l'illustre invité qui rehausse
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l’éclat de votre réunion. (A part.) Ma mère, qui lient tant à mon avancement, a compris...
BKRVAUX.
Cette chère sœur, je reconnais bien là son obligeance ! {A part.) Toujours empressée quand on n’a pas besoin d'elle.
albéric.
Oui, c’est dans ces momens-là qu'on se doit aide et protection. La vôtre m’est acquise, aima* Me tante ; aussi vous prierai-je de m’accorder vos bonnes grâces auprès de M. le duc d’Ercourt, c’est l’oncle de mon colonel, et avec une recommandation de sa part , je pourrais échanger mes épaulettes de lieutenant contre celles de capitaine. Le vicomte Alméric de Brémont, capitaine de cuirassiers , cela fera très-bien sur une carte porcelaine, ou un contrat de mariage, et en qualité de votre futur gendre...
rugére, s'avançant.
Comment 7
alméric, l'apercevant.
Hein! Tiens, c’est monsieur le chevalier de Morny? enchanté de vous voir, mon cher.
Il lui prend la main sans façon.
Ume HtuvAUX.
Vous connaissez M. le chevalier?
ALMÉRIC.
Si je le connais? mais beaucoup I Nous avons passé une soirée entière ensemble à l'Opéra. Un homme sage, posé, raisonnable comme je le serai dans trente ans, qui jouit auprès de l'autorité d’un crédit qui peut faire valoir scs amis. Ce cher ami, un des jeunes gens les plus distingués, et qui vient chez ma tante !
u m * bervaux.
En la compagnie de M. le duc d'Ercourtl
ALMÉRIC.
C'est fort aimable à vous, j’en suis très-reconnaissant. Regardez-vous ici comme chez vous.
(Descendant la scène . ) Chère tante, voici, je crois, le moment de faire votre présentation; et si monsieur de Morny le permet, nous rentrerons au salon .
M m ® BERVAÜX.
Vous y tenez donc absolument?
alméric.
Oui, dans l’intérét général, pour ma cousine surtout.
ENSEMBLE
Aïs: Pake de M usant.
A rentrer dans le bal le devoir nous invite!
Pour un duc, chère Unie, il faut faire de» frais;
Ainsi donc, croyes-moi, hâtons-nous au plus vite.
Car les grands font allcudre et n'attendent jamais.