‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 31 sur 102 · AnHà du 4 février · texte numérisé non relu

AnHà du 4 février

i. 20 janvier.

MILHALTD ET SOUBRANY 173

furent autorisés à choisir des maisons nationales pour former des hôpitaux et à requérir les effets nécessaires à leur établissement et à leur entretien*. Nombre de soldats, entasses dans les hôpitaux de Narbonne et de Perpignan, où Tair devenait malsain, furent transférés chez les citoyens les plus aisés, et ce fut la République qui, sur un état certifié par la municipalité, acquitta les frais de leur séjour^. Trois infirmiers coupables d'avoir porté dans la salle des morts clos agonisants qui n'avaient pas encore rendu le dernier soupir, furent traduits devant le tribunal révolutionnaire"^ D'autres dépouillaient les malades de leur linge et de leur portefeuille ; Milhaud et Soubrany affichèrent que, s'ils étaient surpris, ils seraient guillotinés dans les vingt-quatre heures*. Un arrêté du 24 juillet prescrivit en faveur des blessés une mesure généreuse : s'ils étaient hors d'état de servir, ils auraient une somme de cent francs, une place gratuite dans la voiture qui les mènerait au pays natal et la subsistance mihtaire jusqu'à ce qu'ils eussent ()btenu leur retraite; s'ils pouvaient rester au service, ils recevraient une somme de cinquante francs ; s'ils ne devaient recouvrer la santé qu'au bout de quelque temps, ils seraient envoyés dans les lieux les plus propres à leur convalescence. Un des derniers actes de Milhaud — le 3 septembre — fut de réquisitionner les femmes de Perpignan qui n'étaient pas salariées et qui durent, sous la surveillance de la municipalité, faire de la charpie et raccommoder du linge pour les défenseurs de la patrie aux jours « qu'on appelait jadis dimanches ou fêtes de prêtres ».

Les fournisseurs et les agents infidèles que Dugommier signalait à la sévérité des représentants, subirent un châtiment mérité. Un d'eux fut exécuté à Narbonne. D'autres,

i. 16 février.

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