‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 54 sur 102 · E BOULOU · texte numérisé non relu

E BOULOU

«ontro liii. On arriva que les Portugais seuls se replieraient par le Vallespir et [es gorges du Ter. Quant aux Espagnols qui tenaient la rive gauche du Tech, ils gagneraient le pont de Céret et de Ik le col de Portell. Ceux qui -campaient sur ta rive droite iraient ae poster à Maureillas ■et de Ik le long du Tccli jusqu'au pont de Céref pour couvrir la marelle et faire l' arrière-garde '.

Mais, au lieu de commencer sa retraite incontinent, dans la soirée nif me, ou du moins d'envoyer en avant, sans perdre ime minute, les bagages et la grosse artillerie, La Union retarda ses mouvements jusqu'au lendemain, et le lendemain, qui était le 1" mai, les Français se jetèrent sur lui de tous cMës pour le cerner.

Dès quatre heures du matin, les gém^Taux Martin et Lcmoine enlevaient la batterie des Signaux et cello des Trompettes-Hautes, dont la résistance ne fut ni longue ni vigoureuse. Puis, tournant Saint-Christophe, ils marchaient, l'un sur rÉcluso-Haute pour barrer la route de Bellegarde, l'autre sur l'Écluse-Basse pour aller de là couper le col de Portell aux ennemis.

La retraite des Espagnols avait commencé. Après avoir allumé de grands feux, Mendinueta quittait sans bruit les positions qu'il occupait autour du village d'Oms en face ■d'Augcreau et gagnait précipitamment le pont de Céret. Las Amarillas évacuait le camp du Boulon pour s'acheminer par la rive gauche du Tech vers le gué de Saint-Jean de Pages, qui débouchait sur Maureillas- Le prince de Montforte abandonnait le camp des Trompettes-Basses et, selon la «lécision du Conseil de guerre, remontait la rive droite du Tfich pour se rendre k Maureillas et de là, ainsi que Las Amarillas, au col de Portell.

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