CHAPITRE XIV
SAINT-LÂUBENT-DE-LÂ-MOUaÂ
Escarmouches d'avant-postes. — Combat de l'Ëtoile (26 juin). — Davîi> sur le haut Tech. — Tentative des Espagnols sur les postes de Davin (28 juillet). — Annonces d'un choc prochain. — Bataille du 13 août. — Mort de Mirabel. — Epuisement de la division Augereau. — Craintes d'Augereau et de Dugommier. — Abandon de Saint-Laurent et destruction de la fonderie. — Nouvelle ligne plus concentrée et ramassée. — Echec de Taranco à la Montagne-Noire (21 septembre). — Le lieutenant Echeverria et la surprise du l*"" novembre.
Il semble que Dugommier ait, après Texpédition de Doppet,. compris la situation. Ce fut alors qu'il rappela des places du Roussillon sur le versant méridional des Albères la division de gauche ou division Sauret. Mais il sentait que la division de droite était enfournée dans la montagne et qu'elle courait les plus grands risques. Eu annonçant à ses lieutenants la reculade de Doppet, il leur déclara — le 20 juin — que son but essentiel était la reprise de Belleganlc, (ju'il fallait à tout prix assurer le blocus de la place, qu'on ne pouvait faire le moindre pas en avant sans avoir accru les ressources de l'arméo, complété ses subsistances, ses munitions et ses moyens de transport, achevé ses établissements deMaureillas et de La Jonquère : j)as de mouvements particuhers ; pas d'entreprises isolées; le meilleur concert entre les chefs de corps ; une bonne ligne où toutes les divisions correspondraient entre elles; un plan fixe, invariable, le seul (jui convint aux circonstances, c'est-à-dire la défensive : telles étaient les recommandations de Dugommier. On n'aurait de succès^
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coticluail-il, que par un mouvement général, bien réglé et combiné'.
Mais les avant-pontes ne cessaient de se taquiner. Augereau faisait enlever des grains de tous côtés, sur la droite , sur la gauche de Terradas. Les tirailleurs soutenaient les fourrageurs, et tous les jours étaient marqués par des escarmouches. Tous les jours, des détachements français, refoulaient les détachements espagnols. Tous les jours Tennenii revenait à la charge et regagnait le terrain perdu. On se battit ainsi uoa seulement à la droite, mais au centre et à la gauche de l'armée française : b 20 juin à VilaorUili, le 2 juillet, à Massarach, Ie3 â Llers et k Palau, le 5 à Massarach et à Mollet, le 8 à Palau, le 10 oL le 1 1 à AJbanya et à Pincaro, le 14 k Bciccabruna et a Baget, le 17 k Vilaortoli et à Massarach, le 21 k Massaracii et à Mullel. Un officier allemand, qui retrace cette campagne k l'époque delà Restauration, a même cru que Dugommier voulait, par ces petites attaques réitérées, détourner de Bellegarde l'attention des Espagnols ou les occuper de telle sorte qu'ils ne pussent employer de forces considérables au débloquoment de la place'.
Ces escarmouches étaient in.signitîantes. Le 11 juillet, il ny eut ni tué, ni blessé. Le 10, k Albanya, sous ta fusillade dûs Espagnols, les Français démolissaient un moulin où ils avaient découvert de ta farine et emportaient une graude quantité de blé qu'ils avaient trouvé tout coupé et lié dans un vallon; ils n'eurent que trois blessés, et chacun d'eux, même l'adjudant-général Bon qui dirigeait l'expédition, revint avec uife gerbe de blé dans les mains^.
Le comhat le plus marquant fut livré le 20 juin, Cejour-lk — le jour même où La Cuesla échouait devant Hellver —