‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 76 sur 102 · I. Augcrenii s Dugan · texte numérisé non relu

I. Augcrenii s Dugan

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SAINT-l^fREM-PE-LA-MOUGA 337

avait Jonc ressaisi la supériorité du nonittre; mais il avait plus que jamais éparpillé ses troupes. Si les Français étaient, eux aussi, disséminés, les Espagnols l'étaient bien davantage".

Augereaii, craignant d'être tourné par son aile di'oite et BOuhaitant de la mettre î» l'abri de toute tentative, voulait « balayer par une marche militaire et rapide » tous les postes espagnols aux alentours de Prats-de-Mollo. de Saint-Laurentde-Cerdans et de Saint-Laurent-de-la-Mouga, e«lever les magasins, ràller les bestiaux, imposer des contributions aux TÎUagea, brftler ce qu'il serait impossible d'emporter. Il devinait que La Union méditait un coup d'audace. Ne pouvait-on le prévenir, le » dérouter enlièrement »?

Dugommier désapprouva le projet d'Augereau, Mais la lettre de son lieutenant appela son attention sur le Vallespir. Évidemment c'était par ces montagnes que les ennemis avaient :■ quelque chance de succès de le tourner sur ses derrières ». Il crut nécessaire, comme il dit, d'augmenter ses forces dans cette région, dont il comprenait l'importance, et de les confier Ji un général de brigade.

Davin fut chargé de garder le liaul Tech. Il échelonna le gros de son infanterie sur le versant méridional de la cliaine, à l'opposite di? celui qu'il devait cou\Tir. et il n'occupa sur le revers septentrional que la Preste, le Corail, la Manère, Saint-Laurent-de-Cerdanset Coustouges, Mais il retrancha les deux points essentiels, le Corail et Saiut-Laurent-de Cerdans. Une grande redoute ii double enceinte fui construite sur les liaulours ijiii commandent le passage de Saiul- Laureut.

L'événement justifia ces précautions. Le 2S juillet, les Espagnols a.isaiUireiit les pos(es de D;ivin. Tous résistèrent

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victorieusement à l'exception du Corail, qui fut pris ]ian 1.200 miquelets. Pavin le reprit aussitôt avec l'aide àtm la garnison de Prats-de-Mollo, et il poursuivit les iniques le(5 jusqu'au Tillago espagnol de MoUo, qui fut incendié'. I

Cette échauffourC'O du 28 juillet pK'sageait un clioc im-I minent. Alarmé par les signaux de détresse que faisaient lea assiégés de Bellegarde, craignant que la place ne fân prochainement réduite aux dernières extrémités, La Unions avait résolu de la débloquer ou du moins de la ravitailler,* et il tenta de rompre la droite des républicains. « Je vois^l écrivait-il à Godoy, la situation périlleuse de cette forteresse,* qui finira par succomber, et je voudrais la -<iauver, je vnu-fl drais empêcher qu'on ne me l'enlève à ma barbe ! » I

Dès le 2 août, des déserteurs des gardes wallonnes, échai)->'l pés du camp de Liera, venaient dire à Augereau que LsV Union se préparait Ji secourir Bellegarde, qu'il trainaita avec lui cent chariots de vivres et de munitions, et le 6,1 Mirabel apprenait par d'antres que le général ferait sous peol une attaque sur tuus les points, que les instructeurs nal cessaient d'enseigner aux paysans l'exercice du fusil. ^

Mais les Français attendaient de pied ferme les Espagnols, j Le 9 août, Dugommier annonçait à ses troupes les succès j de l'armée des Pjrcuées-Orcideutales, qui s'était emparée 1 du camp de Saint-Martial, d'irun, de Fontarabie, de Sainte | Sébastien, Ces nouvelles accrurent l'ardeur du soldat, et I les républicains n'aspiraient plus qu'à ta bataille. Ils croyaient | qu'elle aurait lieu le 10 août, que La Union voudrait célé- " brer ainsi le deuxième anniversaire do la chute de la royauté, et La Union avait en effet l'intention d'en découdre ce jour-là. Des retarda imprévus dans ses préparatifs le firent différer jusqu'au surlendemain.

Dugommier employa le 11 et le 12 aofit à reconnaitre

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