La baJle lui traversa Itf habita et efDeurn Ici reiQi
îlame-de-Roure. Les républicains, déployés de Vilaortolî Capmany, les observêi-ent jusqu'à la matinée du lendemain.
La brigade Victor, qui gardait le col île Banyuls et la côte de Catalogne, ne fut pas moins heureuse. Elle avait trois posti le long de la mer, an col desFrcres, à Colera, et à Uanç] L'escadre de Gravina, composée de deux vaisseaux de lîgi d'une frégate et de quatre chaloupes, vînt jeter sur la plage Colera 1.800 hommes, qui s'apprêtèrent aussitM à marchi vers le col des Frèi-os. Le 1" bataillon du Tarn et les grei di ers des Bouchos-du-Rlii^ne ne leur donneront pas le temps de se former en colonnes d'attaque; il les repoussèrent k coups de baïonnettes, et sous le canon de l'escadre les refoi lèrent jusque dans leurs canots. Ils eurent un tué et quati blessés. L'Espagnol laissait sur le rivage, vingt moi sans compter ceux qu'il avait enlevés.
Telle fut la bataille de Saint-Laurent -de-la-Mouga, dura (le deux heures du matin à six heures du soir et fut de nouveau si glorieuse pour la division Augereau. Le général déclarait le surlendemain qu'il voyait avec peine que plusieurs de ses frères d'armes eussent honteusemeni abandonné leur drapeau. Mais avec quel orgueil la brigi Mirabel parlait de cette journée! Lorsqu'elle enten-u chef dans le camp de la Magdelaine au pied de l'arbre lii Liberté, « il nous commandait hier, disaient les soldai d;ms ce fameux combat que nous avons livr(i aux Espagnol sur lesquels nous avons remporté une victoire complète, » combat du 13 août étaitdéjà à leurs yeux un combat fameui et la victoire qu'ils avaient remportée la veille leur sei liait complèLe! Quelques jours après, ils apprenaient que Convention avait décrété, le 22 août, que le nom de Mirai serait inscrit sur la colonne du Panthéon et que l'armée d( Pyrénées-Orientales ne cessait pasdebien monter de 1 patrie!
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Mais, si fière que fflt la iJivision Augereaii, elle était épuisée jtar celle bataille, qu'un témoin qualifie d'opiniâtre et de meurlrière. Elle avait 20U morts et 600 blessés' parmi lesquels Augereau, l'adjudant-généi-al Beyrand et le capitaine ^11 génie Sanson. Des le leinlemain, Augereau demandait eu toute hâte quelques troupes fraîches pour combler le vide de ses bataillons, et il se plaignait d'avoir des pièces d'artillerie qui ne serviraient plus : elles avaient dit la veille faire un feu continuel, et un canon de 4 avait crevé. Ses anxiétés éclatèrent le surlendemain et les jours suivants. 11 'écrivait à Dugommier que ses meilleurs officiers et ses plus braves soldats étaient hors de combat, qu'il n'avait plus flne peu de monde et ne pouvait garnir plusieurs points ioiportaots, qu'il attendait sous trois jours un nouveau choc des ennemis, qu'il redoublait de /.éle et d'activité, qu'il avait placé militairement son artillerie, qu'il ne saurait ahandon-
r l&chement ces montagnes qu'il avait occupées durant rois mois, mais qu'il craignait d'être forcé dans ses positions s'il ne recevait sur-le-champ un renfort de 3.000 hommes. Dana son trouble et son impatience, Augereau no tenait {lias en place : il répétait que Saint-Laurent-de-la-Mouga devenait ingardable, n'eCit-il à redouter que l'air infecté par les cadavres qui jonchaient les bords du torrent et qu'il p'avaît pu encore enterrer ou brûler.
Après avoir félicité Augereau de sa «belle journée» et UlQoncé, comme il disait, à la Convention et à la France entière, par un courrier extraordinaire, que sa division de droite avait" conservé » le blocus de Bellegarde. Dugommîec s'était hâté d'aider son lieutenant de «ses dernières ressources». Il envoyait à Saint-La iirent-de-la-Mouga toutes les munitions qu'Augeroau lui demandait, doux pièces de <4 et une pièce de 8, et S.OOfJ hommes fournis moitié par