‹ Duhamel [microforme]Chapitre 2 sur 3 · MASSE · texte numérisé non relu

MASSE

La jalousie qu’il éprouva en voyant ses eflorts inutiles, pour imiter Mirabeau, fut si forte, qu’il abandonna,. !

tout-à-coup ses études. î

L’orgueuil avait perdu l’homme, Porgueuil devait perdre Duhamel.

À peine sorti du collége il voulut à tout prix se faire une réputation com-

Te avaient |

a lettre,

! des sour- ; lèves, que fication, il À INQUIÈME. !

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me de Ja !

en Voyant ter Mira- | pandonna, À

l’homme, hamel,

voulut à on com-

versée jn-!

1aintenant | 1 $es com- !

e suflise !

après avoir À

Imeoräteut, Il s’en fit une comme {nuzziTÉ. Alors il parla à la musse,

il engagea le peuple à l’écouter en oule, enfin il mit à contribution tous ie synonymes, du dictionnaire universel.

Mais ô malheur ! son génie fut méconnu. À tous ses beaux discours, le peuple paï flatterie, lui répondit en masse et en foule par Ces paroles du renard de la fable : SLR

C’est malhéüreux ila utñe belle tête, Mais qui le croirait il n’a pas de cervelle.

Caton pout he pas survivre aux dé-

| sastres de Rome sa patrie, s’était sui- | cidé;

Duhamel venait de recevoir, le plus grand outrage qu’un homme puis- $e recevoir lorsqu'on lui dit qu’il n’a pas d’esprit.

Cependant il he s’ota pas la vie, il voulut êtte plüs gtand que Caton, et il Vécût. n «

Dès lors la politique n’eut plus d’attrait pourlui. NW l’abandonna pour se

A cette Époque il Éxistait une académie appelée l°7:

Îl écrit sans plus tarder pour être admis, mais ce fut en vain.

Plieation de Sa - Conduite, A R arrivant Gn Jui Passa ‘Jle--livre :

r, dans je livre. it n’y avait: que deg -:

Zér08..[] demande une plume ‘et 6.

crit au bas, ces paroles réeMarqnables :

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à Montréal ..l ltlut. Ca-.

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1 Devenuimembre de l’Institut il lui :

hHut de: toute nécessité faire une lecre, : na XIXème. siècle tel fat: son

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D Et fite comme Pordonnait la constitu-

on,-il parla beaucoup et pensa ‘peu.

ja lectnferfut un de ces plats, qui ne jeuvent jamais, être digérés par les uditeurs, ét'surfout par les: connaisurs. On siffla, mais :

Impavidum ferient ruinæ.

otre héros resta ferme, car il avait dit qu’il était d’airain, métal très soore. On sait que le son indigr'e touurs un vide dans le corps, où il se roduit.

| Joseph Duhamel une fois ' lancé

' dans la littérature, ne s’arrêta pas là!

Du sérieux il passa au genre badin et Hger. Ilcomposa quelques morceaux e poësie fugilive.

| Pour Pédification du public, citons

ii ‘quelques fragments, doñt je ‘ïñe suis | emparé. Tous les vrais admirateurs du style colôïé, ÿ trouveront ample matière, pour satisfaire leur curiosité. | Ce touchant Moicéau, aura sans au- “cun doute parmi hos lectiites, un süc- | cès dè larmes. |

A Mademoiselle

Tout revit, ma bien-aimée! Æ Le ciel gris perd sa pâleur,

} Quand laterre est embaumée 3 & Le cœur de l’homme est meilléür. icen

‘La branche au soleïl se dore, Et penche pour l’abriter, Ses boutons qui. vont éclore

“ , . e “+ (1 x Sur l’oiseau qui va chanter ! (il er ‘L’aurore où nôùs nous aimâmes « livre ‘Semble renaître à nos yeux, Ù V Et Mai sourit dans nos âmes, Ù .

Comme il sourit dans les cieux. à rait.

t partont nos regards lisent à de t dans l’herbe et dàns les nids, A Il Pé De petits oiseaux nos disent : À en

“4 Les aimants sont les bénis. ??

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