CHAPITRE DOUZIEME
honoraire de son hôtel et intendant de justice, police et finance, dans les provinces de Bourgogne, Bresse, Bugey, Valromey et Gex, commissaire départi par le roi pour l'exécution de ses ordres dans les dites provinces. Il contresigna l'arrêt du Conseil d'État du Roi, du 31 juillet 1778, réglant la compétence de l'amodiation des communaux dans la généralité de Bourgogne.
En parcourant les in-foiio qui renferme toutes les pièces du procès de Lally-Tollendal et des diverses tentatives de réhabilitation de la mémoire de ce malheureux, faites, à plusieurs reprises, par son fils, nous avons trouvé la preuve indéniable d'alliances postérieures entre les descendants de Madame Dupleix, née Albert de Castro et les La Bourdonnais.
« La mort a successivement, dit d'Esprémesnil, enlevé M. de La Bourdonnais, M. Dupleix et mon père (gendre de Joanna Begum). Depuis qu'ils ne sont plus, le ciel a permis la réunion de leurs familles. M. de La Bourdonnais a laissé trois enfants : un fils et deux filles. Les deux filles ont épousé l'une M. le marquis de Montlezun, beau-frère de ma mère ; il est né un fils de ce mariage; l'autre, M. le vicomte d'Autheuil, que nous avons perdue, a laissé deux fils, et le fils de M. de La Bourdonnais s'est marié avec mademoiselle O'Friel, cousine issue de germain de ma mère. Ma mère était fille de feue Madame Dupleix. C'est par une sœur de Madame Dupleix que j'ai l'honneur d'appartenir à Madame de La Bourdonnais et à M. le vicomte d'Autheuil. Enfin j'ai mon fils qui se trouve, comme moi, très proche parent de tous les petits-fils de M. de La Bourdonnais. Je tiens donc à la mémoire de M. de La Bourdonnais par tous ses enfants qui tiennent eux-mêmes à la mémoire de M. et Madame Dupleix et de mon père par leurs maris, leurs femmes, leurs enfants et le mien. Mais ce n'est point assez pour nous d'être parents. L'amitié a répandu de nouveaux charmes sur cette heureuse alliance, je le dis avec délices, les enfants de M. de La Bourdonnais aiment le fils de M. d'Esprémesnil et scavent si son cœur leur est voué. La
paix, la confiance, régnent entre nous. Jamais une parole, un regard équivoque, un souvenir n'a troublé cette aimable concorde ; tout, enfin, est oublié, hors la gloire de deux hommes célèbres qui luttèrent l'un contre l'autre, sans prévoir nos destinées ; et cette gloire nous est désormais commune (j). »
I. Supplément au troisième Mémoire de M, d' Esprémesnil, à Dijo?i, pour servir de réponse aux observations du sieur Tollendal, se disant coînte de Lally-Tollendal, sur la correspondance de ce Magistrat avec M, le chevalier de Crillon, p. j et 6. Décembre iy82. De V imprimerie de Lottin, aîné, imprimeur -libraire du Roi et ordinaire de la Ville, Paris, rue Saint-Jacques, au Coq.
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