‹ DupleixChapitre 53 sur 189 · LA COMPAGNIE DES INDES A-T-ELLE EU UNE POLITIQUE · texte numérisé non relu

LA COMPAGNIE DES INDES A-T-ELLE EU UNE POLITIQUE

Condition de ses comptoirs au regard des princes du pays. — Affaires de Mahé. — Acquisition de Karikal par Dumas. — Ces établissements n'ont pour objet que le commerce.

On n'a pas pour objet de raconter dans ce chapitre l'histoire de toutes les entreprises que la Compagnie des Indes a pu faire dans la première moitié du xviii'" siècle, on voudrait seulement chercher si les guerres de la Compagnie qui, à Mahé et à Karikal, ont eu pour but la prise de possession de territoires nouveaux, ont été la conséquence d'un plan général d'extension analogue à celui qu'on attribue à Dupleix, ou seulement d'actes individuels sans lien entre eux, nés du hasard et non d'une raison prévoyante. Il ne peut être indifférent à la renommée de Dupleix de savoir s'il a eu des précurseurs. D'autre part, si la Compagnie n"a jamais tenté de véritables conquêtes, on comprendra mieux qu'elle ne l'ait pas soutenu. On ne transforme pas brusquement des marchands en conquérants.

Nous voyons par les termes de l'édit de 1664, que la Compagnie des Indes avait été conçue par les légistes du xvii'' siècle comme un vassal du roi, lui prêtant hommage, mais indépendant dans ses domaines, sauf appel au conseil dans les cas graves. Elle avait le droit d'avoir des troupes, de faire la paix ou la guerre, de faire les établissements, à telles conditions qu'elle voudrait, sous la seule réserve de l'hommage. Elle désignait ses fonctionnaires et

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