CHAPITRE lt. 3t
c combremeat des entreponts. On a 25 volontaires par vaisseau à « 9 livres par mois; 15 bons matelots à 15 livres ne coûteraient pas c pins et feraient de meilleure besogne. Ceux-là sont des gens c sans aveu. Notre capitaine d'armes est un vieux gentilhomme; « notre sergent d'armes est sourd et fou, ayant eu une attaque c d'apoplexie. Les équipages, d'ailleurs, sont mêlés d'invalides qui c ne font rien et qui mangent la Compagnie.
c Nos cordages sont trop gros et difficiles à manier; il faut c douze hommes pour une écoute; les Hollandais les font plus c minces et moins chers. Les voiles sont de mauvaise qualité et « cousues à l'aiguille carrée dont le fil ne bouche pas le trou, c Le linge de table que la Compagnie a payé comme neuf s'est c trouvé en partant presque tout déchiré. Ce sont toutes vieilles c serviettes qui ont toutes sortes de marques. On y trouve même « des moitiés de chemise. »
c Nous avons trop d officiers : plus il y en a, moins le service se c fait. Il ne faut pas de capitaine en second. Les Anglais ni les Holc landais n'en ont. Il faut quatre pilotes sans pilotins, un maître c d'équipage, deux contremaîtres, deux bossemans, quatre quarc tiers-maîtres; il ne faut ni maître de chaloupe ni de canons; les c quartiers-maîtres font ce service, deux canonniers suffisent, les c matelots servent le canon au besoin.
« Les Anglais ont seulement un capitaine et trois pilotes, les c Hollandais un capitaine, un écrivain et trois pilotes, dont le prec mier est maître d'équipage. »
Hébert se plaignait des officiers. Si la Verrune, commandant l'escadre, est actif et bon pilote, le capitaine Delamare a été flibustier, en a gardé des manières peu polies, et Boisloré, garde de la marine, n'a jamais commandé. Celui-ci maltraite les officiers de son bord et leur dit des injures atroces. Les officiers se plaignent vainement au chef de l'escadre. Il rentre un soir tellement ivre qu'il faut le hisser à bord avec des cordes, et pendant qu'on le descend à sa chambre, il commande de hisser les huniers. Il a retiré les clefs des soutes à l'écrivain, qui devrait les avoir. Un autre jour, il lève la canne sur lui. Delamare bat son équipage à coups de bâton et de pied. Le même et Boisloré font travailler leurs hommes à piler de la farine pour des vaisseaux espagnols qui leur
ont acheté leur pacotille à cette condition. Un jour, Boisloré tire l'épée, étant ivre, contre son lieutenant Brunel.
Ailleurs, Hébert raconte les négociations commerciales des capitaines qui vont de porte en porte vendre leurs propres marchan-
tous, officiers tandis que le
préférence à nés servis, dit uels, à les enpérimentés en s polis, et vo-
ides, sous prée capitaine du yage. La vraie p d'argent. La u du capitaine s de charrue, avait pas plus
t fort amendé les officiers ne eix écrit à son t souvent em- ; la perte frédans le corps Blui des autres chez elle que
enseignes ad simples mate- Lion pratique, sérieuses que
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