CHAPITRE IV
rivés. Trois avaient été condamnés à l'île de France, le Saint- Priest était arrivé trop tard pour la vente, le Saint-Louis (1,200 tonneaux) portant des nouvelles intéressantes, M. de Conflans et une ricbe cargaison, avait relâché à la Martinique en septembre i avec beaucoup de malades. Il restait dans les magasins de Loi 1,150 milliers de café Moka, 313 de Bourbon, et à Bourbon I récoltes de café. La vente de 1753 avait pourtant produit 26,500 livres. C'était la plus forte qui eût jamais été faite. La Compa comptait envoyer, en 1755, dix-huit vaisseaux. Elle en possl alors trente-sept au-dessus de six cents tonneaux et vingt-six gâtes. On avait remboursé 8,228,000 livres de billets d'empi (1745) au moyen du dixième pour livre des rentes et des arrér; des rentes viagères éteintes depuis 1748; le rapport annonçait engagements nouveaux nécessités pour la défense des établi ments, sans en dire le chiffre; le dividende était fixé à 80 li pour 1755. Les fonds étaient versés par le roi que Ton remboui sur le prix de la vente (*).
On voit par cet exposé, que nous avons voulu faire complet, la détresse de la Compagnie était depuis 1754 au-dessus de t< expression. C'était la crainte de la banqueroute imminente et l'avidité d'actionnaires désireux d'augmenter leur dividende empêchait la direction d'accepter des plans qui engageaient dépenses nouvelles ou retardaient la reprise d'un commerce i mal. Nous allons voir d'ailleurs qu'il en a toujours été ainsi et jamais l'esprit politique n'a eu de place dans les calculs de la di tion.
(1) C 1 40, 205, 216. Projet de rapport à rassemblée générale par le pre syndic de la Compagnie, 1" décembre 1754.