ACTE PREMIER
ALBERT
. Je te souhaite tout le bonheur que tu mérites. Ah I es-tu heureux d'être avocat !... mais je suis là à te retenir...
DURAND
Je te remercie et j'en suis touché. Bien que tu n'aies pas reçu une grande instruction et que tu exerces une profession modeste, et parfois décriée, j'ai pour toi beaucoup d'amitié. Si jamais tu as un procès, je le plaiderai pour rien.
ALBERT
De mon côté tu trouveras chez moi 30% de rabais sur tous les articles.
DURAND
Non, c'est trop.
ALBERT
Ne te gêne pas, à ce prix-là, j'y gagne encore !
DURAND
Sur ce, je te laisse, car je plaide demain l'affaire Tapotard. Tu connais l'affaire Tapotard ?
ALBERT
NonI
DURAND
C'est l'affaire sensationnelle du jour. Le tout-Paris des premières sera à la cour d'assises. Ce sera mon plus beau triomphe; veux-tu y mener ta femme ?
ALBERT, vivement.
, Non, je te remercie.
DURAND
Sans cela ne te gêne pas.
ALBERT
^..Ma femme et mon beau-père ont l'iiorreur de tout c« "(lui touche au barreau.