‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 22 sur 79 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

DURAND, interloqué.

Comment, vous voudriez que moi, vous attendant, je ne fusse pas là quand vous viendriez?

GOQUARDIER, à part.

Quand j'irai?... ah! ça! est-ce qu'il se figure que je fais mes commissions moi-même? (Haut, gracieusement.) Si je ne pouvais me rendre chez vous, j'enverrais la bonne !

DURAND

La bonne?

ALBERT, vivement à Durand.

Pour te prévenir de ne pas l'attendre. Tu ne comprends donc rien?

DURAND, à Albert.

Ah! ça! est-ce qu'il n'est pas un peu timbré, ton beaupère?

ALBERT, bas.

Ne fais pas attention... ils sont tous comme ça à Mézidon!

GOQUARDIER, accompagnant Durand à la porte.

Merci encore de votre offre gracieuse. Vous savez... nous adorons aussi les conserves!

AL BERT, à part.

t- Les conserves ! ça va se gâter!

DURAND

Les conserves! Le soir?

GOQUAKDIER.

Si vous pouvez nous en donner quelques-unes... pendant que vous y serez.

DURAND, à Albert.

Des conserves avec le café!

ALBERT

^ Oui... c'est... uu'j vieille tradition... à Mézidon... Ja-

32 DURAND ET DURAiND

mais on ne prend le café sans les conserves!... Tu na vas pas vouloir refaire la Normandie, je pense!

Soit, (a Coquardier.) 11 V aura deS COnserveS 1 (saluant.) A

ce soir!

COQUARDIER.

A bientôt!

DURAND, bas, à Albert.

Très amusant, ton beau -père; envoie-le moi le dimanche.

Il sort.

ALBERT, à part.

S'il pouvait le garder toute la semaine!

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