‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 37 sur 79 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DURAND

Je regrette de ne pas avoir de piano«

JAVANON.

Eh ! bien, fi... fi... fi...

DURAND

Non, ne parlez pas.

JAVANON.

Air : des Dragons de Villars {Ne parle pas, Rose, je f en supplie)»

Or, mon voisin possède une colonne Qu'il éleva près du mur mitoyen.

DURAND, à part.

C'est un abonné de l'Opéra-Gomique.

JAVANON.

Or, cette coco...

DURAND

Non, non... chantez;... et allégretto autant que possible

JAVANON.

Air: d'Orphée aux enfers {finale).

Ah ! quel bruit ! quel fracas I quel chambardement 1 Toutes mes vitres sont brisées.

Et mes beaux orangers.

Brisés, fracassés, pulvérisés, anéantis!

DURAND

C'est bien I Où habitez-vous ?

JAVANON.

Air: des Cent Vierges (0 Paris, gai séjour).

A Passy, gai séjour De plaisir et d'ivresse A Passy...

DURAND

Et vous voulez faire un procès?

JAVANOX, chantant.

Air de la Corde sensible.

Oui, je voudrais, si la chose est possible.

Me fair' donner des dommag's intérêts.

DURAND

C'est biea! Je suis un peu pressé... allez m'écrirê votre affaire. Ça ira plus vite... Et revenez.

JAVANON, sortant, en continuant l'air précédent. Et VOUS seriez un homme lort aimable, Si vous pouviez me les faire obtenir.

DURAND

Soyez tranquille.

JAVANON, reprenant.

A Passy, gai séjour...

Durand le pousse. Il sort par le fond.

DURAND, seul, redescend en scène en chantant sur l'air de la « Corde sensible ».

En vérité, l'aventure est bizarre.

Vit-on jamais consulter en chantant.

S'interrompant.

Tiens ! ça se gagne.

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