‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 38 sur 79 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ALBERT

Oh! le café... Oui. je me rappelle; nous avons été empêchés au dernier moment.

DURAND

Il y avait, même des conserves. Mais qu'est-ce que tu portes là?

ALBERT, lui remettant les paquets.

..-- Un jambonneau et un lièvre ; (Sortant des boîtes de sa poche.) plus une boîte de pruneaux d'Agen... qualité supérieure, et un ananas... ce fruit du riche. Et tout à l'heure, Théodore va t'apporter deux pains de sucre. (a part.) Je lui dois des dédommagements.

DURAND

C'est la première fois que tu m'offres quelque chose.

ALBERT

-Tu crois?

DURAND

J'en suis sûr.

ALBERT

^ Cependant, j'ai pour toi la plus vive affection, tu le sais.

DURAND

Je t'aime bien aussi. Tu n'es pas fort, mais tu es un brave garçon.

ALBERT, sortant un paquet de sa poche.

Tiens! voici encore cent cartes de visite. (Lisant.) Maî. tre Albert Durand, avocat prés la cour d'appel, Paris.

DURAND, à part, les prenant.

Quelle drôle d'idée!

ALBERT

Oh! es-tu heureux d'être avocat!... (a part.) Ma femme ^•i^' et mon beau-père vont venir. Il faut l'éloigner à tout ^ prix. (Haut.) Dis donc, Albert, j'ai un immense service à te demander.

se DURAND ET DURAND

DURAND

Ah! je comprends le jambonneau.

ALBERT

^. Voici ce que c'est. J'aurais besoin de ton cabinet pour une heure, une heure et demie.

DURAND

Pour quoi faire?

ALBERT

'Tu es curieux?

Explique-toi.

ALBERT

.Voyons, tu ne devines pas?

DURAND

NonI

ALBERT

Ta parole?

i^ DURAND.

Ma parole!

ALBERT

Ehl bien, j'ai une intrigue.

DURAND, avec stupéfaction.

Toi?

ALBERT

Oui.

^•^ DURAND

Tu n'es qu'un libertin! Tu as une maîtresse, après un mois de mariage.

ALBERT

Ah! ce n'est pas une nouvelle... C'est une ancienne,... ,/ une reprise.

DURAND

Quel rapport ça a-t-il avec mon cabinet ?

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