‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 49 sur 79 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE

Ori, monsieur.

i.OUISE, ouvrant la porte par ob est sorti Albert.

Albert, Albert!

ALBERT

,. Ces dames sont parties? (Les voyant.) Ah!

j*"' GOQUARDIER,

Vous avez demandé la main de cette jeune fille?

ALBERT

Moi! jamais de la vie.

GOQUARDIER.

Vous voyez bien.

MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE

Ce n'est pas monsieur qui a demandé la main d'Irma.

IRMA, montrant une photographie.

Le voilà, maître Durand.

ALBERT

Patatras !

ai- Il s'affaisse.

GOQUARDIER, prenant la photographie.

Ça, maître Durand!... mais c'est l'épicier!

Il pouffe de rire.

ALBERT

Oui, c'est l'épicier.

Quel épicier?

GOQUARDIER.

Son cousin... qui a le même nom que lui.

MADAME DE LA HAUTE- TOURELLE

Un épicier!... Ma fille, quelle horreur!...

Elle déchire la photographie avec dégoût. ALBERT, exaspéré, à part.

Mais qu'est-ce qu'ils ont donc tous contre les tpieiers ?

GOQUARDIER, à Albert.

Ehl bien, comment la trouvez-vou?, celle-là? S« faire passer pour vous, afin d'épouser plus facilement cette jeune fille.

ALBERT, s'efforçant de rire.

Mon Dieu! je la trouve drôle... sans excès.

GOQUAKDIER.

Vous savez, ça dépasse les bornes. — Et s'il se représente ici, votre cousin, je le flanque à la porte.

ALBERT, à part.

Bon!... bien!... Il ne manquerait plus que ça.

IRMA

Mais, maman, Albert était ici tout à l'heure.

GOQUARDIER.

En visite, mademoiselle.

Il apportait ce lièvre et ce jambonneau.

IRMA

Ah! maman, je ne m'en consolerai jamais I

MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE

Dans trois jours, tu n'y penseras plus! Allons, suismoi, mon enfant!... L'heure de la vengeance a sonné'

ALBERT

Quelle vengeance?

MADAME DE LA HAUTE-TOURE LLB

L'adresse de cet épicier?

ALBERT, à Goqnardier.

Ne la donnez pas.

GOQUARDIER.

Pourquoi? .. Rue Montmartre, 126.

MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE

Très bien I Nous allons tout briser chez lui.

ALBERT

Yous ne ferez pas ça.

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