‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 5 sur 79 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ALBERT

Je VOUS jure que je n'en rougis pas.

^/^ COQUARDIER.

Si jamais vous invitez votre cousin à dîner... que ce ne soit pas un jour où vous recevrez maître Carraby.

CLARISSE, entrant du fond.

Monsieur, on vient pour la colonne.

Elle sort à droite.

COQUARDIER.

J'y vais.... Figurez-vous que la colonne dorique, que j'ai fait élever dans le jardin, n'est pas solide! Le maçon vient pour la consolider.

ALBERT

Pourquoi avoir fait élever cette colonne?

COQUARDIER.

J'ai cherché quel délicat hommage je pourrais rendre à votre talent, et je n'ai rien trouvé de mieux que cette colonne de huit mètres de haut, portant le buste de Gicéron, avec cette inscription : « Toi, tu ne vaux pas mon gendre ! »

ALBERT

Vous exagérez.

^ COQUARDIER

Non, il ne vous valait pas ! C'était un homme qui ne savait pas un mot de français... Je vais le consolider. Vous permettez, cher maître.

ALBERT

Mais allez doncl ,^; ■ Sortie au fond.

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