‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 52 sur 79 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

COQUARDIER.

Il faut fermer les yeux... C'est un homme célèbre. Fermon?; les yeux.

LOUISE

IMais je l'adore !

COQUARDIER.

C'est pour cela, chérie. Louis XIV a eu des maîtresses. Il n'en a pas moins laissé une excellente réputation.

LOUISE- nerveuse.

Alors, tu le défends ?

COQUARDIER, se récriaat.

Je l'excuse ! Le mari fidèle est une exception. Il y en a, comme il y a des veaux à deux têtes. Ton mari n'a qu'une tète, voilà tout.

LOUISE

Oh ! mes nerfs ! mes nerfs !

COQUARDIER.

Je t'en prie, va mettre ton chapeau. Nous allons partir. Le grand air te calmera.

LOUISE

Je veux divorcer.

Elle prend une sébile pleine de sable et la frappe violemment sur le bureau.

COQUARDIER.

Làl tu jettes du sable partout.

11 prend un plumeau suspendu près de la cheminée, et épuassett« le bureau.

LOUISE, à la porte.

Me tromper après quinze jours de mariage I

COQUARDIER.

Où vas-tu ?

76 DCIRAND ET DURAND

LOUISE

Parcourir l'appartement, et fouiller dans tous [let meubles.

Elle sort.

Louise 1 on ne furette pas chez les grands hommes I (au publie.) Elle a raison. La tromper après quinze jours 1 II aurait dû attendre au moins un an.

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