SCÈNE II ALBERT, paia BARBATIER
ALBERT, entrant.
Vais-je trouver Durand ? Je viens de ma boutique, quelle marmelade I II y a pour quinze mille francs de dégâts. Les tonneaux défoncés, les bocaux brisés, le beurre aplati, les fromages découragés. Les confitures ont fusionné avec le poivre, les sirops avec le vinaigre et les vins, répandus sur le sol, forment une mer rouge qu'il serait impossible de traverser à pied sec. Il faut voir ca ! Il y a trois mille personnes devant la porte. On rit, on fait des mots. Il y en a même qui ont acheté du pain et qui se régalent. Mon commis perçoit cinq sous par personne. Il faut sauver du naufrage ce qu'on peut!... J'ai envie de mêler le tout ensemble et de le vendre comme pommade pour faire pousser les cheveux. Avec de la publicité, il y a une fortune à faire. (a Barbatier qui entre.) Pardon, monsieur, maître Durand, je vous prie ?
BARBATIER.
Il n'est pas encore là, monsieur.
ALBERT
Ce qui m'arrive, monsieur est inimaginable I... Tenez, vous êtes huissier, c'est-à-dire insensible... Eh bien I vous allez me dire ce que vous en pensez... ce Tapotard, monsieur, dont l'avenir se joue aujourd'hui.
BARBATIER.
C'est un de vos parents ? Rassurez-vous, il sera acquitté. Il y a des preuves, mais maître Durand les Enéantira.
, Ça m'est égal, ce n'est pas mon parent. J'ai besoin