‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 65 sur 79 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

de croire que l'on joue son avenir pour ma comparaison.

BARBATIER.

Allez I

ALBERT

Je reprends. Je suis plus malheureux que ce Tapoy tard, dont Tavenir se joue aujourd'hui. Marié à une '" charmante femme de Mézidon...

BARBATIER.

Tapotard ?

ALBERT

Mais non, monsieur, moi...

^ > BARBATIER.

Tous mes compliments, (a part.) Pourquoi me raconte» t-il ses affaires, ce monsieur ?

ALBERT

• Nageant tous les jours...

BARBATIER.

Vous prenez des bains froids en cette saison?

ALBERT, impatienté.

Mais non!.,, nageant tous les jours dans la plus / complète des félicités...

BARBATIER.

C'est une piscine peu fréquentée.

ALBERT

^ Je viens de voir mon bonheur s'anéantir, mes espé4 J fances s'écrouler.

BARBATIER.

Bref votre femme en aime un autre. Je sais ce que •*«st.

ALBERT

Mais non, monsieur, elle n'en aime pas un autre*

BARBATIER,

Alors, si elle n'en aime pas un autre, de quoi vous plaignez-vous? (a part.) Il est filandreux comme un sub stitut.

ALBERT

y Dites à maître Durand que je ne voudrais pas mourii ..'"'sans l'avoir embrassé.

BARBATIER.

Vous vivrez, monsieur.

ALBERT

A quoi bon, monsieur ? Tout le savon de Marseille, ne me laverait pas.

BARBATIER, s'éloignaut da lai.

Diable ! qui ôtes-vous donc ?

,, Tenez, je suis épicier. Ebbien 1 j'aimerais mieux ôtr» j dans votre peau que dans la mienne. Et cependant c'est la peau d'un huissier.

BARBATIER.

Ah I mais dites donc !...

ALBERT

Adieu, monsieur, je vais écrire mes dernières volon* tés. Adieu 1

Il sort.

BARBATIER, seul.

J'aime encore mieux entendre les bêtises de l'audience I

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