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enlevées au sujet six heures auparavant; vingt-quatre heures après, nous constatons une bonne adhérence de 2 greffes.
B. Insuccès.
Os. LVI. — Le mème jour, avoir mis 3 greffes dermo-épidermiques, conservées depuis quinze heures. Adhérence nulle dans les 3 cas; 4 greffes, appliquées aussitôt enlevées, adhèrent.
Os. LVIT. — Le 26 juillet, insertion de 4 greffes dermo-épidermiques conservées depuis douze heures à une température d’environ + 30°. Résultat nul; sur 3 greffes récentes faites également le 26, 2 adhérent, mais faiblement.
a. SUCCÈS.
Oss. LVIIT. — Le 923 juillet, avoir greffé sur une plaie bourgeonnante non ulcéreuse, 2 greffes dermo-épidermiques prises sur un autre malade sept heures auparavant et conservées dans un tout petit tube. Adhérence.
Os. LIX. — Le 95 octobre. avoir fait 3 greffes cutanées, provenant de la face interne de l'oreille d’un jeune chien et mesurant 12 millim. de côté, séparés depuis six heures. Adhérence des 3 greffes.
B. Insuccès.
O8s. LX.— Le 26 juillet, avoir inséré 8 greffes dermo-épidermiques, mais séparées depuis dix heures. Insuccès ; 2 greffes dermo-épidermiques récentes sur 4 avaient contracté adhérénce.
Nous ferons suivre ces observations des quelques considérations suivantes :
La provenance de la greffe et son volume n’influent en rien sur la durée vitale des éléments, mais il n’en est peut-être pas de même de l’âge ; ainsi, si l’on insère 6 greffes après quarante-huit heures de séparation, et 6 autres greffes après un temps double, on remarque
me. Âge que le plus souvent le nombre des adhérences esl moindre dans le second cas que dans le premier.
Nous n'avons pas cru devoir décrire le sort de chaque greffe. Qu'importe en effet à notre étude, qu’il y ait eu chute du lambeau, pourvu que nous ayons constaté à notre premier pansement, fait d'ordinaire quarante-huit heures après l'opération, une adhérence manifeste?
Du reste, nous devons dire que nous avons observé cette abandon de la plaie aussi fréqueniment de la part des lambeaux séparés depuis peu de temps (1).
Et, ajoutons que ce phénomène ne s’observe presque uniquement que dans une variété de greffes, la variété cutanée de n'importe queile provenance. Si l’adhérence est rompue, on doit en chercher la cause, non pas dans letissu greffé, mais dansl’étathistologique des bourgeons charnus. Ce qui nous porte à cette idée, c’est le fait souvent observé par nous que les lambeaux cutanés mis dans le voisinage des bords d’un ulcère en voie de cicatrisation, contractent une adhérence durable, tandis que des lambeaux de même dimension, de même provenance, mais appliqués dans la même séance, sur les parties centrales, disparaissent au bout de quatre à cinq jours d’adhérences.
(1) M. Ollier a remaoqué, dans ses expériences sur le périoste, que les lambeaux séparés depuis un certain laps de temps étaient moins propres à produire de l’os: « Si, dit ce chirurgien, dans nos transplantations, après dix-huit et vingt-quatre heures, les propriétés ostéogéniques du périoste ont persisté, elles n’ont pas été conservées dans leur intégrité, car les noyaux osseux que nous avons obtenus avaient seulement 0,002 millimètres à 0,008 millimètres dans leur plus grand dia-
. mâtre. C’est en transplantant les lambeaux du périoste aussitôt après leur séparation, sans les exposer à se refroidir, qu’on obtient les ossifications les plus abondantes. « (Comptes-rendus de l’Institut, 27 mai 1861.)
= 38 sm D. Des conditions de la persistance de la ve.
La première remarque qui découle des faits précédents, c'est que la durée vitale n'est pas la même dans tous les cas. Dans les circonstances ordinaires, les agents qui influent principalement sur cette durée, soit pour l'augmenter, soit pour le restreindre sont : le degré de température, l’état hygrométrique du milieu et le volume de la partie.
M. Ollier le premier, a attiré l'attention sur l'influence dela température. « Le froid, loin de s’opposer au succès delatransplantation, la favorise au contraire en retardant la désorganisation des éléments des tissus et en conservant plus longtemps leurs propriétés essentielles. »
«Au-dessus de +16 degrés la putréfaction s'opère rapidement dans les tissus organiques. »
«D'une manière générale, lorsqu'il ne s'écoule pas plus de deux heures après la séparation, il n’y a pas de différence bien sensible entre les effets des diverses températures, mais au-delà de cette limite, une température basse entretient plus longtemps la vitalité du lambeau. »
M. Bert, par de nombreuses expériences, est venu confirmer le rôle important que joue la température dans la durée des manifestations vitales.
«L'élévation de la température est une cause de moindre durée de la vie pour les propriétés de nutrition, et cela doit certainement être attribué à la plus grande intensité apportée par l’action de la chaleur aux décompositions chimiques dont le résultat ultime finit par êlre incompalible avec la vie(L). »
(1) Bert. Vitalité des tissus, p. 57.