ACTE III, SCENE XL
stant? Pour prix des plus tendres soins, vous m'avez trompé, ti*ahi; Vous me sacrifiez au premier homme venii^qu'à peine vous connaissez, qui n'a rien dans sou esprit ou dans sa personne, qui puisse faire naître en vous un sentiment si prompt* Mais cette inaonstance innëe avec les femmes, cette coquetterie delous les quarts-d'heures, ce besoin.de déchirar un cœur sensible, sont les seuls motife qui vous engagent à me trahir. Eh bien, perfide, je vous quitte, je vqus abandonne, je vous livre au remords d'avoir fait mon malheur.*.. Mais, non; la vengeance parlerait à ce cœur outragé; j'irais trouver mon rival, je le provoquerais, je le oômbattrais ; e^t je viendrais, t«ut couvert de son sang, braver votre courroux, et indulter à vos douleurs. •
LA MARQUISE
Ah! sire, je croîs entendre le chevalier; vous de* vriez le fair<^ parfer encore.
LE CHEV.ALÏ3PR, avec fonce.
Non , madame , le gouverneur né sera jamais votre époux.
LA TtfARQtJISE.
Sire, je vous respecte infiniment; mais vous n'avez pa» le dfoit....
LE CHEVAI»IE«.
J'ai celui de punir une ingrate, une infidèle; de ce moment, je -ne. vous quitte pas , je m'attache à vow....
LA MARQUISE
{A part.) Je saurai, tout bientôt. {Haut.) Vous vouiez donc m'eimnener en Pologne ?
byGoogk
Au bout du monde, s'il le faut; loin àes gouverneurs, des barons, de tous les sots qui vous environnent. Vous m'appartenez par l'amour vrai que vous m'avez fait connaître pour la preimère fois ; vous m'appartenez par tous les tourments dont vous m'avez rendu victime; et dussé-je devenir coupable, il n'est rien que je ne tente pour m'assurer votre personne, et devenir votre époux.
LA MARQUISE
Allons, sire, je consens à régner sur la Pologne.
LE CHEVALIER
Comment , régner!... Oh ! je perds tout-à*fait la tête.... Quoi ! j'aurais pu vous proposer.... C'est impossible.... L'intérêt que je porte à.votl-e amant.... (^ part.) Je ne sais plus que dire, et pour tenir à mes serments, il n'est plus qu'un moyen, c'est de fuir....
(n va 'ponr sortir. )