‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 103 sur 292 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

LE CHEVALIER, JULIETTE, la MARQUISE, EDOUARD.

JULIETTE

Ah! ma chëre cousine! ah! monsieur!.... Votre majesté.... (Jue de remercîments ne vous dois-je pas; mon père consent à me marier avec Edouard! il nous a embrassés tous les deux ; il a dit à mon futur époux : Oui , mon ami , tu seras mon gendre , tu es un brave jeune homme, et ton oncle n'est qu'un sot. Est-ce parler, cela ? (Au chevalier S) Mais , gu'avez-vous donc, sire? vous avez l'air tout soucieux. Moi, je croyais qu'un roi n'avait jamais de chagrin , surtout quand il fait des heureux : mais ce n'est pas le tout d'avoir fait notre bonheur , il faut contribuer à celui de ma cousine : elle va épouser monsieur le gouvenieur ; mon père est enchanté de cet hymen ; il fait préparer en ce moment leur contrat de mariage, et il espère bien que vous le signerez.

LE CHEVALIER

Moi, le signer!.... Ah! plutôt cette main:...

JULIETTE

Mais , pourquoi donc? ce mariage est bien plus convenable que celui du chevalier....

byGoogk

LE CHEVALIER

Morbleu!

JULIETTiS, en se reculant.

Ah! mon dieu!

LA MARQUISE, à part.

Sa fureur est au comble.

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