‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 116 sur 292 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

Madame DORMOW, FRAIÎVAL4 . , # ' * . ' Ma cc^isine:, j'espère....

MADAME nORMOir.

Eh ! quoi, monsieur, c'est vous?

B&ABTVAL.

Ah ! quel aspect sévère !

DaDS vos yeux indignés j'aperçois le courroux : Qu'aî-je donc fait, pour être ainsi reçu de vous?

MADAME DORMON.

Je vois que mon cousin ne se rend pas justice.

FRANVAt.

Moi, qui viens dans Tespoir de vous rendre propice Aux feux les plus constants....

MADAME DQRMÔH.

Non, non, n'y comptée pas; Je hais. trop les menteurs, et surtout Jes ingrats!

FRAKVAL.

Comme, vous me traitez ! Au moins daignez m'entendre.

MADAME DORMOm

Affliger sans remords une ame douce et tendre !

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ao6 LA FEMME MISANTHROPE. *

FRANVAL

Vous me désespérez.

MADAME DORMON.

Être un perfide amant , Et, par ambition, manquer à soif serment!

FRAirVAL.

Je viens pour raccomplir.

MADAM£ noRMonr.

Délaisser mon amie; Lui faire du mépris souffrir Tignominie; Détruire son bonheur, dans l'attente qu'un jour Monsieur pourra jouer un grand rôle^ à la cour ! Oui, vous avez formé ce riche mariage Pour avoir les moyens de briller davantage.

FRANVAL

Cet hymen n^esî point fait, et c'est en le jfîiyant Que je romps pour jamais:.. •

MADAME DORMOir.

Que dites-vous ? comment?

FRANVAL

Mais d'abord , permettez que je me justifie ; J'ai, sans doute, des torts : bien loin que je les nie , Je vais, dans cet instant, vous en faire l'aveu. ^De Dolban vous savez que je suis le neveu. Dès ma plus tendre enfance, il me servit de père ; Et, comme tel, mon cœur le chérit^ le révère. Sachant que je voulais enfin me marier. Pour décider mon choix, il voulut s'employer; Il ignorait alors qu'une secrète chaîne M'unissait à' l'objet dont j'ai causé la peine ;

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