SCÈNE V
Madame DORMON, PAULINE.
MADAME DORMON*
Ah ! bon , voiéi Pauline. Eh quoi, c'est vous, ma dière? Que £ait votre maîtresse ?
PAUI/IWE.)
Eh! comme à l'ordinaire, i4.
aia LA FEMME MISANTHROPE.
Elle trouve toujours que dans notre univers Rien n'a le sens commun i, que tout va de travers ; Que nous ne valons rien , tous autant que nous sommes, Mais que les plus méchants encore ce sont les hommes.'
'MADAME DORMON.
Je suis de son avis.
( PAULINE
Mais moi je n'en suis pas; Nous ne valons pas mieux, je crois, dans certain cas; Sur cet article-là quelque prude peut feindre ; Mais je le dis tout franc , j'aurais tort de m'en plaindre.
MADAME DORMO».
Vous savez les fixer? c'est un secret...
PAULIKE.
Charmant.
Quand je vois qu'on me <|uitte, eh bien! j'en fais autant.
MAPAME DORMON.
Mais chacun ne voit pas de la même manière.
PAULIITE.
Ma manière e^t d'abord de ne m'affliger guère ,
De prendre très-gaîment les hommes comme ils sont;
Et de rire avec eux des sîottises qu'ils font.
MADAME DORMON.
Aussi n'avez-vous pas cet air mélanc<9lique.
Il faut voir les humains sous un aspect comique, Rire de leurs travers et non s'en affliger. Avec les contre-temps, moi , je sais m'arranger. Mais cependant depuis que j'aperçois madame , Tout en cachant ses maux, souffrir au fond de Tamc
byGoogk