SCÈNE VIII
PAULINE, ÉLIANTE, Madame DORMON.
MADAMB DORMON.
Peut-être trqp. long-^temps je vous £ti fait attendre; Mais mon cousin Eî'anval est venu me surprendre.
Que dites vous , Frânval va paraître en ces lieux ? Le monstre!
PAULIIf£«,
Il ose encor se montrer à nos yeux !
ÉLIANTE
Il faut fuir.
PAULINE
A Paris.
byGoogk
4 ACTE r, SCENE VIIL 219
MADAME PORMON.
Calmez votre colère; Car ce n'est point Edmond : c'est Alexis, son frère.
PAULINE
Comment! cet Alexis dont il nous a parlé, Et qui vit comme un fou , loin du monde e^ilé?
MADAME DpAMOlf.
Depyîs yii^ jours au moins, en ces lieux il habite, Et je ne comptais plus enfin sur sa visite; Mais il doit repartir....
ELIANTE.
C'est un original Dont sou frère m'a dit et du bieii et du mal ; Tous deux, également traités par la nature. Lui doivent en naissant une même figure; Et, pour sa honte aussi, peut-être un même coeur.
MADAME DORMOir.
Non, celui-ci des deux est, je crois, le meilleur. A ce perfide Edmond «n effet il ressemble ; C'est un dapii -sauvage, au moins il me le semble. Ses discours singuliers ne sont pas déplaisants ; Il s'est offert à moi comme un de mes parents ; Par son frère il a >su que j'habitais la ville ; J'ai dû, pour sa demeure, offrir mon domicile: Il est certain devoir.... Vous sentez qu'un cousin....
ÉLIAWTE.
Je ne vous blâme pas.
FRAWVAL, en dehors.
Vous reviendrez demain.
. Pour affaire, aujourd'hui , je ne veux voir personne.
byGoogk
PAULIKE.
Bon dieu! qu'il est bruyant î
MADAME DORMOlSr, à Éliante qui parait agitée.
Cette voix vous étonne.
ÉhlAJfTE.
J'en conviens; oui, sortons.
PAULINE, lafMenant.
Voyons-le auparavant ; C'est un original qui peut être amusant.
Pliante, revenant.
Je veux voir, en effet, si cette ressemblance Est telle qu'on le dit : surtout de la prudence ; Cachons bien qui je suis.
MADAME DORMON.
Comptez sur le secret; Il n'en saura pas plus désormais qu'il n'en sait.
PAIHl^ÎNE.
Le voici.
. MADAME DORMON, à Éliantc.
Pour son frère on peut le reconnaître.
PAULINE
Cet Alexis si bien ressemble à notre traître, Que j'irais volontiers le battre de ma' main.