ACTE ï, SCENE IX. qqi
Pour moi ce logement est par trop magnifique;^ Nous ne connaissons point ce luxe en Amérique.
(A part.)
Quelle est belle! Malgré le trouble de mon cœur, Songeons au personnage.
PAUIiINE.
Asseyez-vous, monsieur ^ Vous arrivez de loin.
FRAirVAL*
Ah! quelle est cette fille?
PAULIITE.
Mais voyez comme il parle !
FRANVAL
Elle est vraiment gentille^ Ne peut-on l'embrasser? ||
PAULrWE.
Comme il est insolent !
FRANVAL
C'est ainsi que chez nous l'on fait son compliment.
PAULINE
L usage est singulier, mais il est très-commode.
FRANVAL, àpart.
Que mon rôle est cruel 1
/madame dormon.
Vous changerez de mode ; Je vois avec regret que , né dans ce pays , Vous n'avez déjà plus les mœurs des gens polis.
FRANVAL
L'habitude de vivre au milieu des sauvages
Ma donné tout-àrfait leurs façons , leurs usages ;
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aaa LA FEMME MISANTHROPE.
Et sous ce simple habit que j'ai seul conservé , Je dois être pour vous un sauvage achevé.
:ÉLI ANTE , bas à madame Dormon.
Ah! quel original ! oui, je vois que son frère Autrefois a jugé très-bien son caractère.
MADAME ]>ORMOK, bas ÂÉUante.
Je vais Tinterroger. —- Dîtes-moi la raison Qui vous a fait quitter votre habitation Pour venir en ces lieux ?
IfRANVAL.
C'est pour ma colonie Que je viens faire encore un tour dans ma patrie. Elle a , dans cet instant , besoin de ces objets Qu'on ne peut acheter qu'aux fabricants français ; Pour les lui procurer, 0 suis venu moi^-mème;- Je serais reparti sans le désir extrême Que j'ai de voir un frère, un aimable garçon Qui doit me ressembler....
PAOLIIfP. *
Le traître , le félon !
FRAirVAL.
Comment? que dltes-rvous?
Si "^ous voulez nous plaire , Croyez-moi , ne f ai4e2 jamais de votre frère.
FRAirVAL.
Que vous a-t-iï donc fait ?
PAULIÎÏE.
Ce qu'il nous fit, grands dieux!
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