ACTE II, SCÈNE IV. a
ÉLIANTE
Cette description....
^ï-RAirVAL, fipart.
r/.'î :•. Il faut çfie je réponde.
Prenons da»S; un roman qij^, plaît à tout le monde.
(Haot.) . ^ .
Puisque vous le voulç^ 9 vous aurez des tableaux : Mon habitation , asyle du repos , Dans un vallon placée où coule un fleuve immense, Déroule la nature en sa magnificionce.
Là , sur ses bords fleuris , aux branches de nos pins , Se balancent. les ours enivrés de raisins^ Plus loin de la forêt la robe verdoyante Agite ses contours en vague étincelante ; Le crocodile y. dorl , et tout près- les serpents Font retetitir les airs de Feiira doux'sifflements.
iLIAlftB.
C'est joli! c'est charmant!
FRAirVAL.
Au pied de nos savannes , Ensemble on voit jouer les enfants des cabanes; Les vierges des amour^ y forment un concert Qui s'unit aux soupirs de l'aij^e du désert*
lÉLIAlTTE.
Les vierges des amours i divin! Là , je veux vivre. Au sein de ces déserts , monsieur , je vais vous suivre.
FRANVAL, à|«rt.
Comment! j'étais bien loin.de m'attendre à.cela.
ELIANTE.
De quitter ce pays j'eus le projet déjà ;
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234 Ll EEMME MISANTHROPE.
Mais seule et sans appui je n'osais entreprendre Un aussi long trajet.... De vous poutrai-je attendre?..
Vous devez ce projet à des chagrins d'amour?
]ÉL];AirTE.
Ailleurs que dans ces lieux vous le saurez un jour.
FRAIfVAL.
Je puis vous emmener; mais songez donfc, de grâce, Que le plus grand ahagrin en vieillissanjt s'efface. Je l'ai dit, j'en conviens, mon pays est fort bon, Mais pour y vivre heureux il faut dèja raison; £t la raison n'est pas' où se trouve une femme*
£LI4]fTf:.
Monsieur....
frawval; Moi ^f je vousr. psurle ici du fond de l'aine. D'abord, si voUs venez habiter mon pays , II ne faut pa^ songer aux plaisirs dé Paris; Nous avons sur les arts la plus grande ignorance, Et c'est bien tout au plu3 si l'on saute en cadence. Si des cris quelquefois font retentir les airs , C'est ce que nous nommons, madame, nos concerts; Et pour la comédie , il ^udrait un miracle ; Pour que nous pussions, là, vous offrir ce spectacle.
ELIANTE.
Pour tout cela, monsieur, je n'ai plus de désirs, A tous nos jeunes fous je laisse ces plaisirs ; Oui , depuis plus d'un mois je suis bien revenue De ces réunions qu'on doit nommer cohue. Par exemple , un concert ne peut plus m'amuser ;
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