ACTE II, SCÈNE IV
Ce n'est que de l'ennui qu'on a su diviser En deux mortelles parts ; et pourtant nos coquettes Y portent à grands frais leurs brillantes toilettes. Leur bouche, en soiu*iant en vain 'crie un bravo ! Sur leur front est gravé l'ennui du concerto. Mais ainsi va le monde , et tpujours chaque belle Court après le plaisir qu'elle a laissé chez elle.
FRANVAlL^ à part.
Ah! comme elle médit aujourd'huii de ses goûts!
( Haut. )
Puisque vous le voulezr...
ÉLIANTÉ.
,£t quand partirons-nous ?
FRANVAL
Madame, je ne puis différer davantajge ; Car demain il se peut que je sois eh voyage.
JÉLIANTE.
Quel bonheur de quitter ces lieux à mon réveil !
FRANVAL, àpirt.
De madame DiQriiion allons prendre conseil,
(Haut.)
Comment la retenir. Puisque c'est votre envie , Hé bien, madame, hé bien, quittez votre patrie. Pour vous en détourner je feis ce que je puis , Mais n'allez pas un jour m'imputer vos ennuis.
(ri sort.)
byGoogk
i36 LA FEMME MISANTHROPE.