‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 14 sur 292 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

FLORIMON, BÉLISE, DERBAIN.

FLORIMON.

Au théâtre , aujourd'hui , je ne viens qu'en tremblant.

BELISE.

Mon cher, vous n'êtes pas au moins très-rassurant : Allons , que votre front un instant se déride. Si notre premier rôle est à ce point timide. C'est fait de nous ce sair.

IXERBAIN, àP*".

Ah! ce sont des a^anrs!

Je ne leur trouve pas des airs.... triomphateurs.

BÉLISE

Et d'ailleurs Florimon peut-il avoir à craindre ? Moi-même du public je n'ai pas à me plaindre; Et pourquoi voulez-vous qu'ici plus rigoureux Il veuille nous traiter plus mal qu'en d'autres lieux ?

FLORIMON.

Songez f en contemplant les beaux lieux oîinous sommes ,

byGoogk

ffi LE VIEIL AMATEUR.

A l'effet que produit le regret sur les hommes.

Si le public nous vit d'un regard indulgent ,

C'est qu'il crut voir en nous quelque espoir de talent;

Mais qu'est-ce que l'espoir? lorsque dans cette enceinte

Tout , jusques à ces murs , va nous porter atteinte.

Ils seront contre nous peuplés de souvenirs ;

On se rappellera tous ses premiers plaisirs....

Des acteurs pleins de feu....

BÉLISE

Deg actrices très-belles.

FLORIMON.

Des {Mèees d'un talent....

BÉLISE

Qui n'étaient pas nouvelles.

FLORIMOH.

Enfin, en ce moment, et quoiqu'épouvanté Du châtiment qu'on garde à la témérité, Je ne puis m'empêcher de songer , sans ivresse , Au temps ou je venais, dans ma grande jeunesse, Jouir du charme heureux de dix acteurs parfaits Qu'on admirait alors au Théâtre Français.

♦ # . I)£RBÂ.IN, à part.

Ce jeune homme a du bon.

BÉLISE, apereevabt Derbain.

Eh mâi« ! l'on nous écoute !

Ce monsieur serait-il de la maison ?

DERBAIIf.

Sans doute ; J'y suis fort attaché.

byGoogk

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