SCENE
FLORIMON.
Que pense*t-on de nous.
Monsieur, dans le quartier?
D£RBA.lir.
A part. (Haut.)
ElSrajons^les. De vous...
BIÉLISE.
La question, je crois , un peu vous embarrasse?
FLORIMOIC.
Parlez-nous franchement.
DERBÂIK.
On blâme votre audace; Et tout en estimant votre zèle connu , On craint qu'il ne soit pas du public bien venu. On dit que si par vous la salle est occupée. Vous y joûrez , messieurs , C Espérance trompée.
FLORIMOir.
Eh! nous n'espérons rien lorsqu'ici nous venons.
(ABélUe.) .
Ai-je tort ?
BSLISB«
Nous ferons tout ce que nous pourj^o«s. Eh ! mon ami, c'est trop nous tourmenter la tête. Je sais bien que ce jour n'est pas un jour de fête ; Mais j'ai pris mon parti , je joûrai de mon mieux ; Tout en tremblant bien fort j'aurai l'air courageux ; Mais si des {professeurs de certaine musique, Par un aigre feusset me donnent la réplique, Je leur dirai tout net : « Lorsque de bonnes gens « Vous viennent de si loin.... peut-être à leurs dépens.
a II n'est pas généreux, le jour de Tarrivée,
« De changer de la sorte un devoir en corvée.
« Allons , patientez ; je prévois qu'avant peu
« Vous vous régalerez de votre vilain jeu ;
ce Mais pour notre début, messieurs , grâce complète ,
« Poin d'accompagnement , ou je reste muette ;
ce Et puisque vous aimez la musique en ces lieux ,
a Nous vous en donnerons , et qui vaudra bien mieux. »
FLORIMON.
Voilà ce qu'on appelle un discours oratoire.
BEIiJSE.
Je laisse à nos pédants leur éloquent grimoire ; Je parle simplement, et c'est toujours très-bien. Vous riez ? ,
FLORIMON.
Oui , je ris de votre beau moyen.
BlÉLtSE.
Très-beau , puisqu'il me rend tout-à-fait le courage ; Et je cours m'habiller pour affronter l'orage. Appelons le concierge.
FLORIMON.
• * Et que lui voulez-vous?
B £ L I s E , Tivieinent.
Mais, la clef de ma loge....
FLORIMON, enrimit.
Allons , point de courroux.
DERBAIN, d'ttB grand sang-froid lai présenté me clef.
Je vais vous la donner, car il me l'a remise.
RELISE, étonnée.
Quoi! monsieur, vous avez.... Je dois être surprise....
byGoogk