ACTE II, SCENE VIII. . a4i
La mode doit changer pour nous, pour l'univers, Et rajeunir nos gpûts ainsi que nos travers. Son empire s'étend bien plus loin qu'on ne pense ; Esprit, talents, vertus , tout est de mode en Fratice.
PAULINE
Ah! cette broderie est bienr belle à mon -gré !
ELIANTE, ironiquement.
Voyez ! l'on dit que tout est bien dégénéré ! '
PA^ULINE.
Madame, avec cela que vous seriez jolie!
Pliante.
De me Vêtir ainsi lohg.-temps j'eus la folie. Pour y n>ieux réussir je prenais lé conseil D'un artiste connu qui n'a point son pareil. Un jour je me rendis en toute diHgéhce Pour lui parler d'affaire, affaire d'importance; le voulais à Tinstant qu'il me fît deux chapeaux : , J'«ntre, mais l'on m'arrête, et l'on me dît ces mQts : «On ne peut lui parler.. — «C'est moi. — Non , porte close , «Nous ne recevons pas lorsque monsieur compose.» Alors, confuse un peu de la réception,,. Je laissai le grand 'homme invkiter son chiffon.
PAIJLI'NE. . ».
Mais on a fort bien fait.' Qu'importe qu'on en rie ? Pour faire des chapeaux il faut un grand génie.
(Montrant un bonnet à ÉUatote. ) • f\.
Celte coîffure-là vous irait à râfvir. '
ÉLIANTE
Tu le crois. /^ , .