‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 148 sur 292 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

mm)ame dormon, franval, valentin.

/ VALEITTIN.

Ah! monsieur, notice. ruse est en bien mauvais train!

FRANVAL

Que dit donc Eliante?

VALENTIN

Hélas! c'est un vrai diable.

Nous ne parviendrons pas à la rendre traitable. Elle nous hait, monsieur, oh, mais de tout.son cœur.

FRAJNVAL.

Comment! il est donc vrai que je lui fais horreur!

VALENTIN

Elle le dit tout haut, car je viens de l'entendre. Et la suivante aussi , qui voudrait vous voir pendre! Vous pouvez vous vanter d'être bien détesté. Déjà pour son départ tout se trouve apprêté ; Et vous allez la voir, peut-être avant une heure, Pour se rendre au vaisseau quitter cette demeure.

FRANVAL

Elle le veut;. eh bien! nous partirons touç deux. J'obtiendrai mon pardon sans doute eu .d'autres lieux; Ne perds pas un instant , cours , arrête un navire.

( Valentin sori/^

byGoogk

ACl^ II, SCÈNE XIL 2r>3

MADAME DORMON.

Mais que dites- vous donc ? êtes-vous en déltre ? En partant ^ vous perdez votre rang , votre état.

FRANVAC..

Que me fait la fortune et tout son vain éclat, Si je n'obtiens le cœur de la femme qua j'aime !

MAD4ME DORMOW.

Ah ! qu'un amant est fou ! mais ils sont tous de même. Montrons-leur de l'amour , bientôt ils nous fuiront ; Opposons un obstacle 4 ils en triompheront. Mais je dois empêcher cette insigne folie; Poursuivons hardiment notre supercherie.

Sans blâmer Éliante et son juste courroux , Je prétends aujourd'hui qu'elle se donne à vous. Vous saurez le projet sur lequel je me fonde; S'il ne réussit pas, alle% courez le monde; Conduisez voti*e infante aux bords du Groenland, Et mourez7y tous deux pour finir le roman.'

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