ACTE III, SCENE XIII
^LIANTE, étonnée.
Quel accent |)renez-vous ici pour le défendre ? Cette voix à mon cœur....
F R AKV AL, reprenanjtjMn ton briuque.
Ne peut se faire* entendre.
Est-il bien étonnant qu embrassant le parti De cet infortuné, mon cœur soit attendri? De vos gens de bon ton je n'ai ppint l'éloquence; Mais d'Edmond je ressens la pénible souffrance; Je Connais son amour, oui, j'ai tous ses secrets : A âa place je sais tout ce «jue je dirais.
XX I A N T £ , . virement.
Ah! parlez!
FRANVAL, avec la plus ^nde chaleur.
3e dirais. Se peut-il que ]a:haine,' Contré la raison mêm«, à ce point vous entraîne? Eh quoi! six ans entiers de. constance et d'amour Seraient-ils effacés par les tortS d'un seul jour? Songez à tous mes droits, songez à votre gloire. Songez donc au public, à ce qu'il pourrait croire; Si ce n'est plus l'amour qui vous parle pour moi, De vos seuls intérêts suivez au moins la loi; Mais, non, c'est cet amour qu'ici mon cœur réclame ; Il doit , malgré mes torts , vivre encor dans votre ame* A-t-il pu s'effacer , quand mille souvenirs Doivent vous rappeler nos jeux et nos loisirs. Nos craintes , notre espoir , ces moments de délire Où, sans avoir parlé, nous avions isu tout dire: Si vous fîiyez ces lieux pour cesser de me voir, Éliante, craignez tout de mon désespoir;