‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 162 sur 292 · ACTE III, SCENE XIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XIII

Je ne le vois que trop, vous ne me croyez pas, Vous apprendrez bientôt son funeste trépas.

lÊLIAITTE.

Eli quoi ! serait-il vrai?

VKAJXYAt. [

Dès qu'il perd son amie , Il est trop malheureux pour tenir à la vie, 11 vous adore encore, et vous le méprisez; Il implore sa grâce , et vous la refusez ; Enfin, i} ne voit plus de bonheur sur la terre. Il veut mourir. Èh bien, çia-t-il de mieux à faire?

iLIÂNTE

Comme vous en parlez ! ; , .

FRANVAL

Je sens qu'il a raison Si j'étais malheureux , j'agirais comme Edmond

>■ lÉLIAITTE.

Mais vous, monsieur, du moins en homme raisonnable , L'avez-vous détourné de ce p^^jet coupable ?

FRANVAL

D'attendre quelque temps j'ai voulu le pfl^r; Mais en vain. Moi , j'ai craint de le contrarier.

:ÉLIANl^E.

Il en veut à ses jpurs ?

FRAITVAL,à part.

Son ame est attendrie.

(Haut.) /

J'oubliais.... 'Votre amant, prêt à quitter la vie, De vous seule occupé jusqu'au dernier moment , Vous donne tout son bien ; voilà ^n testament.

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27^1 LA FEMME MISAWTHftOPE.

Son testament l gi^ds dieux !

^ FRAirVÂl.

Soyeig sa! légataire :

Je n'en murmure point , quoique je sois son frère.

É Ll àN TE , vivement.

Dites, de le sativeï^ ést-il quelque mûyert ?

FRAîTVAt.

Sans doute, il dû est ûnf.

itiAirfiï.

< Qû«l est-il ^onc ? Eh bien !

.Au sort dkm malheuretih^ je dois» être sensible.

FRAWVAIi.

Il dépendra de vous.

ÉLtANTE.

De moi! s'il e^t possibki....?

frA'nvâl.

II vous aime toujours, et veut être certain Que vous consentirez à lui donner la mais, Et même qu'à Paris vous voudresS bien le .suivre. C'est à ce prk-là seul qu'Edmond cotiseift à vivre.

]é LIANTE^ embarrcBtée.

Quoi! monsieur, il voudt^ait... ?

FRANVAL

Je vois votre embarras.

Songez biefi qu'un reftis Causerait son trépas : Croirai-je qu'une femme , et que l'on dit sensible , En cet instant ^ montré à ce point inflexible ! Faut-il donc que par voua Edmond soit opprimé!... Non , cruetle , jamais vous ne l'avez aimé.

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