ACTE III, SCENE XIII
Je ne le vois que trop, vous ne me croyez pas, Vous apprendrez bientôt son funeste trépas.
lÊLIAITTE.
Eli quoi ! serait-il vrai?
VKAJXYAt. [
Dès qu'il perd son amie , Il est trop malheureux pour tenir à la vie, 11 vous adore encore, et vous le méprisez; Il implore sa grâce , et vous la refusez ; Enfin, i} ne voit plus de bonheur sur la terre. Il veut mourir. Èh bien, çia-t-il de mieux à faire?
iLIÂNTE
Comme vous en parlez ! ; , .
FRANVAL
Je sens qu'il a raison Si j'étais malheureux , j'agirais comme Edmond
>■ lÉLIAITTE.
Mais vous, monsieur, du moins en homme raisonnable , L'avez-vous détourné de ce p^^jet coupable ?
FRANVAL
D'attendre quelque temps j'ai voulu le pfl^r; Mais en vain. Moi , j'ai craint de le contrarier.
:ÉLIANl^E.
Il en veut à ses jpurs ?
FRAITVAL,à part.
Son ame est attendrie.
(Haut.) /
J'oubliais.... 'Votre amant, prêt à quitter la vie, De vous seule occupé jusqu'au dernier moment , Vous donne tout son bien ; voilà ^n testament.
byGoogk
27^1 LA FEMME MISAWTHftOPE.
Son testament l gi^ds dieux !
^ FRAirVÂl.
Soyeig sa! légataire :
Je n'en murmure point , quoique je sois son frère.
É Ll àN TE , vivement.
Dites, de le sativeï^ ést-il quelque mûyert ?
FRAîTVAt.
Sans doute, il dû est ûnf.
itiAirfiï.
< Qû«l est-il ^onc ? Eh bien !
.Au sort dkm malheuretih^ je dois» être sensible.
FRAWVAIi.
Il dépendra de vous.
ÉLtANTE.
De moi! s'il e^t possibki....?
frA'nvâl.
II vous aime toujours, et veut être certain Que vous consentirez à lui donner la mais, Et même qu'à Paris vous voudresS bien le .suivre. C'est à ce prk-là seul qu'Edmond cotiseift à vivre.
]é LIANTE^ embarrcBtée.
Quoi! monsieur, il voudt^ait... ?
FRANVAL
Je vois votre embarras.
Songez biefi qu'un reftis Causerait son trépas : Croirai-je qu'une femme , et que l'on dit sensible , En cet instant ^ montré à ce point inflexible ! Faut-il donc que par voua Edmond soit opprimé!... Non , cruetle , jamais vous ne l'avez aimé.
byGoogk