SCÈNE IV
Mademoiselle BABOLEIN, LAURETTE, GUILLAUME, BÉREÎ^GER, bk 'DOMESTIQUE.
MAD EMOI SEL LB BABOLEIIT
Voici nos inconnus. Ah ! Laurette, parlez-leur voy»même.... J'éprouve une' palpitation !... '
<MJ ILLAUME, à mademoiseUe Babolein.
Je vous revois enfin ! Ma tendre impatience....
BERENGER^ qui n^es^ entré qu'après Guillaume , aperçoit Laurette qui regarde 8a tante ^en sdurîaut maligaeinent. ^
Que vois-'je? la jeune personne que.... Malheureiiix ! où le prince m'a-t-il conduit !
LAURETTE, à Bércngcr.
Vous paraissez surpris de me voir ?
byGoogk
BIÊRENGER.
Il est vrai que j'étais loin d'espérer ce bonheur* ( A part. ) Je n'en doute plus ^ Guillaume a des projets.
LAURETTE
Vous ne savez peut-être pas encore chez qui vous êtes ?
BÉRENGER, i part.
Comment m'opposer à ce qu'il médite ?
* . LAURETTE
Vous ne connaissez donc pas le baron de laTouraille? Voici mademoiselle Babolein, sa respectable demoiseUe^et ma tante; et moi, je suis Laurette, sa petitefille.
GUILLAUME, qaitttiit mademoiselle Babolein .
Le baron de la Touraillel qui ne le connaît pas? Tu as dû le voir à la cour de Guillaume.
• LAURETT^.
Comment ! du prince Guillaume , de notre comte
de Poitou , de ce mauvais sujet? Jamais il n'y est
allé.
GUILLAUME
Vous l'appelez mauvais sujet ; vous avez donc entendu dire bien du mal de ce prince ?
LAURETTE
Ma tante me disait tout à l'heure qu'on l'avait nommé le grand trompeur de dames. Est-ce que vous avez habité sa cour ?
BÉRENGER
Souvent il y appelle tous les troubadours.
byGoogk
, SCENE* V. Î195
LAURETTE
Eh bien! si vous* y retournez. encore, dites-lui tous les deux, de ma part,; qu'il a une bien mauvaise réputation.
MADEMOISELLE. BARBOLEIN, à Laurcttc.
Allons vite prévenir f«ipnsieur le Baron de l'arrivée de 'nos aimables étrai:\gers. Oui , le plaisir (^baissant les jeux) ^ le sentiment..*., mon cœur.... Messieurs, j'ai bien l'honneur de vous saluer.
( Elle leur fait une grande réyérence. ) LAURETTÇ.
A bientôt; gentils troubadours. Oh! comme nous allons nous divertir et.chanter dans je vieux manoir !
SCENE V