‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 175 sur 292 · BÉRENGER, GUILLAUME · texte numérisé non relu

BÉRENGER, GUILLAUME

GUILLAUME

Que penses-tu de cette vieille folle, avec son sentiment et son cœur ?

BÉRENGER

Oh! je me doute bien, mon prince, que ce .n'est pas pour ses beaux yeux que , prenant le costume d'un troubadour, vous êtes venu...,

GUILLAUME

Le grand sorcier! Eh bien! cette demoiselle Babolein me croit pourtant amoureux d'elle; et c'estjà..s«ii crédulité que nous devons l'entrée de ce château.

bvGoogk

Mais , monseigneur , ne voulez*vous donc jamais finir ces étourderies qui ternissexit votre gloire? Toutes nos damoiselles tremblent à votre approche.

GUILLAUME

Elles ont bien tort; je t'assure que mademoiseUe Bâbolein n'aura jamais à se plaindre de moi.

BÉRESTGfiR.

Oui, mais cette jeune Laurette si intéressante, si gaie, si naïve.,..

GUILLAUME

Et <;'est cette naïreté ^ cette aimable étourderie, qui ont fait naître dans moû cœur «la pl^s vive passion.

BERENGER

Songez donc, monseigneur, aux suites d'une pareille entreprise, qiie Fhospitalité...»

GUILLAUME

Oh ! de la morale ! tu\ vas m'ennuyer : et qui te dit, monsieur le raisonneur , que mes vues ne sont pas très^hoimêtes? ne pliis-je pas finir un jour par un mariage ?

BBRENGER.

Oh! vous ne me ferez jamais croire qu'un comte de Poitou, un âuc d'Aquitaine, s'allie à la famille d'un petit gentillâtrè , dont le château tombe en ruine de tous les côtés ?

GUILLAUME

Il est vrai que le noble manoir du futur beau -père est dans \\n triste état. Je veux le faire réparer.

byGoogk

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