SCENE XIIL 3r
LE SÈHfÉCHAli , après aroir £ût ane grande révérence.
Je... je viens au nom des va... va... vassaux de M. le ba... ba... ba^...
b£r£nger.
Je suis sensible à votre éloquende , et à leurs hommages; allons dîher.
GUILLAUME
Bonne réponse! je m'en souviendrai.
BÉREITGER) en donnant la main à Lanrette.
Monsieur le baron et mademoiselle Babolein , prenez place à mes côtés.
L E B A K OTX , en s^aaséyant.
Monseigneur, mon sénéchal, qui est un homme étonnant pour l'esprit et le goût , vous a préparé une petite fête. -
BERENGER
£h bien! qu'on chante, qu'on danse, si l'on veut, cela ne m'otera pas l'appétit.
Non, mais cela redoublera le mien.
BIÉRENGER.
Sénéchal, dites à mq^ troubadour de me chanter quelques joyeux refrains ; cela l'amusera peut-être.
L£ SÉNÉCHAL
Vo.... votre maître vous.... vous ordonne de... de chant... chanter pour vous amuser.
GUILLAUME
Que le diable t'emporte avec ton ba.... ba.... baragouin.
byGoogk
3i8 LE PRINCE TROUBADOUR.
LE SÉMÉCHàL, trèsencoUre.
Mais c'est fa... fo... fort insolent.
BJSREITGER.
^Paix! troubadour, ch8mtez.yous avez de Thumeur; donnez^moi quelque chose de gai, et surtout tâchez d'avoir plus d'esprit qu'à votre ordinaire.
GUILLAUME, cariant.
Ah ! le coquin ! il répète ce que je lui ai dit cent fois.
B]âR«EFGKR*
Ne m'avez-vous pas compris ?
LAURETTE
Vous avez là un troubadour qui me paraît passablement entêté.
GUII^LAUME.
Puisqu'on me force à chanter^ écoutez le joyeux refrain qu'un troubadour a osé composer contre Guillaume.
BEREITGBR, à part.
Sait-il qu'il est de mei?
GUILLAUME
Si le prince n'en a pas puni l^auteur qu'il connaît très^bien, c'est que...»
B^REirGER.
C'est qu'il aime qu'on lui dise djes vérités avec esprit.
GUILLAUME
Ce n'est pas par l'esprit que brille la chanson.
LAURETTE
Elle est contre vous, et vous souffrez qu'on la chante en votre présence?
byGoogk