SCENE XIV
BÉRENGER, LAURETTE, le BARON, le .
SÉNÉCHAL
B JE RE NGER 9 en le regardant partir. .
Me voilà plus tranquille. Quant à vous, ma belle enfant, je veux expier les torts du prince, en faisant votre bonheur. Vous êtes dans l'âge d'avoir un mari ; c'est de ma main que vous le rè<;pvrez.
LAURÉTTE.
Bon! vous me donneriez quelque joli trompeur, et je n'en veux pas, dût- il vous ressembler!
BJ^RENGER.
{J part.) Charmante! (Haut.) En" tffetj il me ressemble beaucoup.
LAURETTE
Ah! monseigneur dit cela pour me le faire accepter.
LE BARON
Monseigneur, nous sommes prêts.
BÉRENGER
Craignons de nous trahir. Messieurs, suivez-moi.
( ïl sort avec toute sa suite. ) Tome Fil 2 I
byGoogk
3a2 LE PRINCE TROUBADOUR.
\ SCÈNE XV
LAURETTE, seule.
Comme il m'a regardée ! Comme il m'a serré la main! C'est dommage pourtant qu'il soit un trompeur ; car cela m'est à peu près égal qu'il soit prince. Mais, est-ce qu'il m'aimerait en effet? Oh! non, puisqu'il veut me marier avec uii autre ; il est vrai qu'il dit qu'il lui ressemble. Ce serait- pourtant bien singulier si j'allais devenir comtesse de Poitou et duchesse d'Aquitaine !