BÉRENGER, LE BARON, LAURETTE
BEHKTNGKR, aulkaroD.
La conduite de mon troubadour doit vous donner (les inquiétudes sur mon compte; pour y mettre fin, je veux marier aujourd'hui même cette aimable enfant»
Certainemeiit, rhonneui"....
LAURETTE, le tiraiQt par son habit.
Eh bien ! qu'est-ce que vous faites dpnc ?
BÉREKTGER.
Un chevalier brave et loyal, qui est à mon service, lui convient parfaitement.
LA 17 R ET T £ , avec dépit.
Mais, vous ai-je prié de me marier ?
BÉRENCER.
Ce gentilhomme s'appelle de Grand -Manoir.
LE BARoar.
De Grand-Manoir ? j'ai connu ses aïeux.
byGoogk
3îa LE PRINCE TROUBADOUR-
LAURETTE
Moi, jette me soucie point de iX)nnaître les descendants.
Ï.E BARON
J'ai combattu près, de son grand-père à la première croisade.. *
Eh bien ! que son petit-fils parte pour la seconde.
BERENGER
Vous avez de l'humeur , Laurette; vous trouvez donc ?....
L A U R £ T TE , avec colère
Je trouve, mon prince, que vous êtes un... monseigu... insupportable!
B3ÉRENGER, àpart.
Sa pietite ^colère mçLréjouit.
LAURETTE
Que voiis justifiez bien tout le mal qu'on m'adil de vous; et moi, qui avais la bonté de vous défendre encore!
BE^IENGER.
Vous avez donc un peu d'amitié pour moi ?
LAURETTE
Oui, je vous aimais tantôt; mais je ne vous aime plus du tout.
BERENGER
(^ part.) A ma Laurette pour la vie! (^Haut.) M. le baron , les moments sont précieux. Faisons dresser uii acte;* et croyez que je ferai tout pour le bonheur de votre aimable Laurette.
( Il sort avec le 1»aroii. }