SCÈNE VIII. V
Que sans les avoir vus je les vahtl^ les cite ; Surtout je- sais placer mon éloge à propos. J'ai combattu pour vous.
BÉLISE
Mais où donc ?
CLAQUEtlir^
A Bordeaux.
Certains &égoeîants' sâm e^rit , satis prudence, De vous dénigrer tous avaient Timpettinence ; Ils disaient, sans respect pour le rang ni le nom, Que vous tomberiez tous, messieurs, à FOdéon; Que vous étiez petits, que la salle était grande, Et qu'il fallait d acteurs fkire une autre commande. Sandis ! A ce propos je devins furieux. Vous en avez menti , dis-je à ces fiictfetix , Ils pourront réussir, s'ils savent bien s'y prendre; Et pour les appuyer près d'eux je vais me rendre; Je leur prête mes bras et ceux de mes amis , Et les fais au début claquer de tout Pariir.
ÉÉLlSlt, à i»art.
Ahl c'est xm cabaleur.
FLORIMON, ipart.
Cette exigeante espèce En dépit qu'on en ait, nous poursuivra sans cesse.
D £R B A IK , nùdlgiiement.
Vous avez très-bien fait d'arriver aujourd'hui , Car ici vos amis ont grand besoin d'appui.
PLORIMON.
Ses amis! Ah! croyez....
byGoogk
^1 BIÊLISE.
Vous nous faites injure.
CLAQUETIN.
C'est ainsi que Ton parle, en pareille aventure ; On ne nous connaît pas ; seulement les matins , On veut bien avec nous régler les coups de mains. De la part dés acteurs c'est pure modestie ; Mais laissons-la, messieurs, cette plaisanterie : Le devoir nous appelle , et Je vole au combat.
EUGÈNE
\u combat, que dit-il? Quel est donc votre état? Le militaire?...
CLAQUETlir.
Oui , non , et pourtant je conimandie Au moins une brigade.
FLOBIMON.
^ Ah ! dites une bande.
EUGENE
Je veux mourir cent fois , si j'y comprends un n^dt.
CLAQUETIJr.
Mon grand art est d'abord de placer Comme il faut Les hommes de service.
EUGÈNE
Ah ! pourtant je devine.
CLAQUETIN.
Des autres sur ce point je laisse la routine : Ils soutiennent le centre, et moi les deux côtés. L'orage bien souvent naît des extrémités : Aussi des petits coins toujours je me préserve ; Et c'est là que je place un peu de ma réserve. -
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