PICARD, AMÉLIE
A M }é L I E 9 avec impatience et se parlant.
IN EUF heures vout sonner^ Merval n'arrive point , Et pourtant.*., .
PICARD
Qui peut donc vous troubler à ce point , Mademoiselle ?
AMELIE.
Allons , je ne veux plus attendre....
Picard, près de ma mère ilest tenpips de me rendre.
PICARD
De ce devoir monsieur sait trop se dispenser, Et son ambition....
AHiLIE.
Quoi ! tu veux offenser Le maître qui jadis., ^
byGoogk
376 LA ftfANl» DES GRANHEURS.
PIC4RD
Kpn« GnHine 4^1^ son jeuoe âge Je Je ckéris wcc^e^ it c'est ce dont j'enrage; Car i\ me sacrifie à ce fat de Lafleur, Et traite avec mépris son bon vieux serviteur.
AMÉLIE
Il n'a plus, j'^n conviens, le mèqie caractère.
PICARD
De Sartae, près Bordeaux, il &it venir sa mère Et sa sœur près de lui ; son coeur veut vous avoir, Son hôtel est le vôtre , à peine il vient vous voir.
A1I]ÉLJ(£.
Ses occupations....
^ICABD.
Sont 4e courir san^ cesse , D'accompagner partout madame la comtesse, DjS hiâgiif^r un dker dies un gvand générsd , D'aller voir à la cour le spectacle ou le bal, D'attendre en ses bureaux que le ministre passe Bûur le complimenter , detftandiiridiiite grâce; Et de tant de tourments quel est le résultat!^ P'est d'obtenir un jour qudque poste d'éclat. Il possède, en biens fonds, cent mille écus de reote^ Il couvrait en jouir, il faut qu'il se tourmente; Que par le seul orgueil sdn esprit soit conduit; Qu'il coope tout le jour, qu'il écrive la tiiiit. Quel homme peut mener long-temps pateille vie? Il en sera malade , oui, je ie certifie. A quarante-ràoq atïs , û éprouve déjà Des douleurs qu'à soixante un autre à peine aura.
I ACTE I, SÇEÎtE î; 377
Il change tous les joursi ; . regaride? sa figure ; Jugez , à sa psÉeur., le tou^m^^it ^qu'il endure, S'ilnobtient, dans. ce iqbnde,un))et^ui(it^e d'i^oun^ur, C'est dans Tatutreliientôt qu'il ^t^ g^m^ (Rigueur.
En effet, sa santé t6tit'«àr&it 3e dérange.
L'air de la cour maigrit d'une manière étrange.
11 faut absolument avertir le docteur.