SCÈNE VIIL
MONTGÉRAN, LAFLEUR.
LAFLEUR
Ce bon Picard devient un peu trop ennuyeux. Comment voit-il monsieur souffrant et malheureux , Lorsque dans ces regards j'aperçois , au contraire, Que tout se réunit pour l'aimer et lui plaire?
MOKTGÉRAN.
En effet, cher Lafleur, de moi je suis content. L'avenir me promet quelque poste ; important. Chez le duc , ce matin , d'abord j'ai dû me rendre ,
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Il n'était pas visible, et.iBoi j'ai dû l'attendre; Dans l'antichambre à peine une heure, on m'a lenu: C'est être, oonviens*en^on ne p«ut mieux r^u. Puis y, très*-tard , me ftndan t chez l'aimable comtesse , J'y rencontre au salon la plus }iaute noblesse. Après un frand diner, un jwne Polonais , Me montrant un seigneur, me propose , en français, De jouer au tf ictrac avec son excellence. J'accepte la psurtie avec reconnaissance ; Il me fait les honneurs, nous jouons très-gaîment, Et très-gaîment aussi je perds tout mon argent.
LAFLEUR
Les honneurs, cette fois, iront chercher le mérite.
filONTGiRAN.
Tu me flattes.
IpAFLï;ur.
Monsieur....
MX>IfrGÉRAN.
J'attends une visite.
Cette personné^là tient au rang le plus haut«
LAJTLEUR.
Oh ! monsieur ne reçoit que dés gens comme il faut.
MONTGÉRAK.
Pas toujours. A cela je mets* peu d^importdnce ; Mais puisqu'on çn revient aux droits de la naissance. Je me trouve surpris dé mon peu de fierté. D'avoir certains amis que m'a faits ma bonté : Quand je les fais pilrtout , je les vois sut ma liste.
(H lit la liste de» vîëîtesdu jour.)
Donne-moi.., « De Bordeaux , Jean Perrin^Évariste,
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