ACTE I, SCENE IX. SgS
Le Rond et compagnie 1 »... Us sont tous commerçants ! J'en faisbeauçoup de^cas, ce sont de ^rav^s gfna; De ce qui leur est du jamais je ne m'écarte; £t tu leur porteras de ma part une carte.
Mais c'est demain cHez jrous jour dt* réunion, -' Faut-il leur envoyer une invitation ?
MONTGÉRATf.
Ne t'en avise pas... Oui, tr^-fort je les prise;
Mais ils me choqueraient^ Si'il faut que je le dise :
Dans ce cercle à la mode, où brille tgint d'écjat,
Ils ont un certain air qui. trahit leur état.
Il faut pour réussir posséder un langage
Qu'on doit aux gçns bji^ii nés , et qu'enseigne l'usée.
Moi , j'estime très-rfort l'honneur, la probité;-
Mais que fait tout cela dana la. société?
Tu l'as vu dans ce jour de très*grande s^ssemblée ,
Oîi la cérémonie y semblait appelée :
Ces messieurs au dîner, sans se gêner en rien,
Parlaient haut , pariaient trop , et surtout buvaient bien.
Chaquç mets devenait l'objet d'un commentaire;
L'un parle de ses blés, et propose une affaii^e.
Aussi depuis ce jour j'ai bien juré , ma foi.
Qu'ils £E«*aieiit. leurs marchés autre part que chee moi.