‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 23 sur 292 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Je voudrais bien savoir, cher nomieur Claquetin, Qui vous a député près de nous?

CLA<|UETiN.

Mon grand'père, Qui , quoique vieux , pourtant guide encor son parterre. Je reçuà à fiordeanx son avis important. Qui m'annonçait ici votre emménagement : Mon fils, me marquait-il, tu vas partir sur l'heure. Je lègue à ton talent mon anc^i^ demeure ; Je garde les Français, ton père aura Feydeau; Du faid)Ourg Saint-Germain je te fais le cadeau ; Et si tu soutiens bien ton illustre naissance , Mon sang gouvernera les parterres de France,

Famille de héros , j'en suis fâdïé pour vous , Vous ne régnera pas an parterre ebcE nous. Une université n'est pas^ trop endurante : Que peut un Claquetin, bon dieu ! contre cinquante ? On n'applaudît qu'autant que nous le permettons; Et quand on fait du bruit, c'est nous qui le faisons.

FI^OItlMON.

Votre université ! qu'elle smt mo» refuge : Elle est «évèrd, oni ; mais elle est un bon juge.

BéLISE.

Soit : dussé-je trembler de sa sévérité , Je veux bien me soumettre à l'université.

EUGiïTE.

Les écoliers sont bons : dès qu'à l'heure on commence, Et que la pièce est bonne , ils font un grand silence.

byGoogk

Rendez-nous donc, monsieur, lé faubourg Saint-Germain;

Car nous ne voulons pas ici de Claquetin.

CLAQUETITT.

Je ne renonce point encore à l'héritage. Quelque auteur m'emploira pour son nouvel ouvrage ^ Et messieurs les auteurs connaîtront mes talents : Us voudront me séduire, il n'en sera plus temps.

(n sort.)

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