SCÈNE VIII
La comtesse^ MONTGÉRAN, MERVAL.
( Elle cache avec adresse la petite bn^hnre sons son schall.)
merVal.
ïe te croyais âéja rendu chez ton àlteSse.
Maïs bientôt nous irons:
LA COMTESSE
L'heure en effet nous presse, Veneï..'.
MEKVAL.
Puisque tu veux nous laisser seuls ici. Moi , ta mère et ta sœur, nous sortirons aussi : Nous partons tous les trois pour un joli village; Et là, nous dînerons sous un épais feuillage.
byGoogk
ACTE II, âCÈNE VIII. . 4^1 Je veuxJbè remplacer; copuoe toi, complaisant, Tes parents oublîront que tu n'es pas prësept.
MONTGIÊRAir, àpart.
C'est un reproche amerl
LA COMTESSE, fiT^ Ironie,
La compagnie fleurie A beaucoup de pouvoir sur votre aine attendri^ N^est-il pas vrai , monsieur? votre air sentimental, Et dans tous vos discours ce ton p^triarchal , M'annoncent qu'ennemi de toute inquiétude , Vous préférez au bruit vo& jardins ût l'ét^de^ Vous savez que des rois dédaignant la faveur, C'est près de ses brebis qu'on trouve le bonheur. De tons vos biens, monsieur, jouissez sans partage : La campagne et la paix sont les trésprs du sage.
MER VAL
£n vain, vous prétendez me railler sur mes goûts. Ils sont simples et purs ; je conviens avec vous Qu'au bruit de vos cités , qu'au. monde je préfère Dans le sein des forêts quelqu'<abri solitaire. Je suis certain, au moins, d^échapper. aux ingrats ^ A ces indifférants qu'on trouve à chaque pas, A ces ambitieux, dont l'ame enorgueillie Par un sentiment doux se croirait avilie ; Aux dames du bon ton^ dontJes airs étourdis Nous cachent un cœur froid et des projets hardis; Enfin, à ces oisifs dont la cour se. compose 1, Et qui font tout et rien pour être quelque chose.
LA COMTES5E, àMontsémn.
L'épigratnme est champêtre.
byGoogk
42a LA MANIE DES GHANDEURS.
MOICTGÉRAÎT, àpart
Elle a blessé mon cœur.
Sortons.
MKRVAL.
Mais, mon ami...
'SUCNTGÉIiklf j sortant avec ia comtesse.
0 Je suis ton serviteur.