‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 252 sur 292 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

Connais-je ce Merva} ? est-il de mes amis ? Et de vous préférer ne ni'est-il pas permis ?

tfOlVT.GEAAN.

Non , non , pour me servir vous me rendez coupable*

LA GO»tTESS£.

Bon ! si j'ai réussi , c'est un tour admirable.

MONTGERAlr»

De tout cela, bon dieu! que résultera-t-îl?.

LA GOMTESSf^

Qu'il reversases champs, que y grâce à cet eul,

Il ne reviendra plus par une sourde intrigue

Me disputer l'emploi que poiu: vous seul je brigue.

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43o LA MANIE DES GRANDEURS.

Ne peut-on m'obliger sans me faire rougir ?

LA COMTESSE

Devez-vous succomber quand je puis vous servir?

MONTGERA^ir.

Je ne veux rien devoir à l'adresse perfide

Qui me rend criminel en se faisant mon guide.

LA COMTESSE

Vous feignez le courroux , et tout bas votre cœur S'applaudit d'un tuceès...

MONTGERAN.

Qui me coûte l'honneur!

Détrompez-vous, madame; oui, mon ame enivrée Recherche avec ardeur la place désirée ^t)îi mes talents , mon nom me donnent quelques droits; Mais si, pour parvenir au but que j'entrevois, On m'eût dit qu'il fallait par une perfidie Trahir le vieil ami qui dans moi se confie, J'aurais, toujours jaloux de conserver ma foi. Repoussé le secours qui me porte à l'emploi.

Quoi ! VOUS osez, monsieur, me parler de la sorte! Pour prix de l'intérêt qu'à tort mon cœur vous porte; Vous payez par l'outrage un service important Qui va vous élever au rang le plus brillant! Si l'on vous considère aujourd'hui dans le monde, Si sur de grands appuis votre crédit se fonde, A qui le devez vous? Et lorsque je crois voir Le moyen assuré de <îombler votre espoir, Lorsque pour vous servir j'ose tout me permettre.

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